Bulles du Bout du Monde
Notre Tour du Monde de la Plongée
 
 




La Nouvelle Zélande

Voici sans aucun doute un des temps forts de notre périple.

Depuis la diffusion du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson sur grand écran, je rêve de visiter la Terre du Milieu et tenter de revivre les aventures de la communauté de l'anneau.

En ce qui nous concerne, pas de longue chevauché à cheval ni de longue marche à pied, nous avons décidé de louer un campervan pour pouvoir visiter chaque recoin de ce magnifique pays en toute indépendance.

Attachez votre ceinture, c'est parti pour un long périple de plusieurs milliers de kilomètres de Christchurch sur l'île du sud à Auckland sur l'île du nord...




Mardi 27 mars 2012 : Akaroa
 
Nous y voilà, nous posons le pied sur la Terre du Milieu si chère à J.R.R. Tolkien…
 
Avant même d’arriver, nous pouvons observer les paysages magnifiques au travers du hublot de notre avion. Facile d’imaginer pourquoi Peter Jackson a choisi ce pays pour servir de décor à la trilogie du Seigneur des Anneaux.
 
En maori, Nouvelle Zélande se dit « Aotearoa », le pays du long nuage blanc mais aujourd’hui, pas un cumulonimbus dans le ciel bleu profond.
 
Après l’atterrissage à l’aéroport de Christchurch, c’est un peu moins drôle car la ville a été fortement touchée par plusieurs tremblements de terre l’année dernière et une partie de la ville est encore interdite à la circulation à cause des bâtiments instables.
 
Nous ne nous attardons donc pas ici, nous récupérons notre campervan, faisons quelques courses (pour le plus grand plaisir d’Astrid) complètement excités à l’idée de parcourir le pays de camping en camping.
 
Notre première étape sera Akaroa, un petit bout de France à l’autre bout de la Terre.
 
La route pour rejoindre Akaroa est vraiment tranquille et traverse des paysages somptueux, plaine, lac, montagne avant d’arriver à la baie des français.
 




 



 
Nous trouvons un camping pour la nuit, arrangeons un peu notre campervan avant de visiter la ville. La ville est aux couleurs de la France, à chaque coin de rue (écrite en français), on trouve des références françaises, gendarmerie, pétanque, boucher du village, la poste, les noms des hôtels ou des magasins… C’est pas toujours réussi mais c’est l’intention qui compte !
 
 

 
 
Encore une fois, les paysages sont magnifiques et changent avec la lumière du soleil.
 
Il est temps de rentrer au camping pour préparer notre première nuit en camping !!!
 




Mercredi 28 et Jeudi 29 mars 2012 : Dunedin et la péninsule d’Otago
 
Notre première nuit dans notre campervan s’est très bien passée. Il ne fait pas très chaud la nuit mais avec une bonne couette, le tour est joué.
 
Nous avons si bien dormi que nous n’avons pas entendu le réveil. De plus, le ciel est couvert ce matin et les rayons du soleil peinent à traverser les nuages.
 
Notre principal objectif de la journée est de rallier Dunedin et la péninsule d’Otago à cinq heures de route d’Akaroa. Le ciel est de plus en plus menaçant et nous subiront de nombreuses averses mais ô miracle, en arrivant près de Dunedin, le ciel s’éclaircit petit à petit et un grand soleil nous attend à notre camping… Quelle chance !
 
Nous nous installons tranquillement, faisons notre popote, notre vaisselle et allons nous coucher de bonne heure. Demain, un programme chargé nous attend.
 
Au petit matin, nous mettons le cap vers l’extrémité de la péninsule d’Otago en passant par la Highcliff Road (route des crêtes). Le paysage qui s’offre à nous est vraiment magnifique. Ça ressemble un peu aux paysages irlandais du Ring of Kerry mais en plus grand.

 
Après une petite heure de route à admirer les paysages, nous arrivons à Taiaroa Head à l’extrémité de la péninsule. C’est ici qu’on peut apercevoir les albatros prendre leur envol. Malheureusement, ils ne sont pas au rendez-vous aujourd’hui car il n’y a pas assez de vent.




Nous décidons donc de nous rabattre sur un autre animal sauvage, le lion de mer.
 
Pour cela, une petite randonnée d’une heure et demi autour des « Pyramides » nous amène sur Victory Beach où nous avons la chance de voir trois spécimens en train de se prélasser au soleil. Nous prenons soin de ne pas trop les déranger en prenant nos photos mais ils n’ont pas l’air de se soucier de nous.
 










 
Après cette séquence pleine d’émotion, nous rejoignons la ville universitaire de Dunedin pour faire quelques emplettes et manger un morceau.

 
 
Nous décidons ensuite de retourner sur la péninsule pour une autre balade plus courte près de Lovers Leap and The Chasm. La vue est à couper le souffle une nouvelle fois et nous sommes complètement seuls au milieu des troupeaux de moutons…
 


 
Le point de vue est impressionnant et la mer a creusé d’étranges formes dans la falaise.
 
Voilà, la journée est finie et il est maintenant temps de rejoindre notre camping pour une nuit qui s’annonce glaciale. Demain, nous repartons en direction des Catlins, une contrée sauvage à l’extrême sud du pays.
 




Vendredi 30 mars 2012 : Les Catlins
 
C’est de bonne heure que nous quittons Dunedin ce matin. La nuit a été froide et le ciel est partiellement voilé mais les nuages disparaissent progressivement lorsque nous approchons des Catlins.
 
Ces terres isolées situées entre Dunedin et Invercargill offrent des paysages somptueux presqu’aussi beau qu’en Normandie. Plus sérieusement, ça ressemble plus au sud-ouest de l’Irlande mais encore plus sauvage. Bref, c’est un plaisir de rouler et nous ne remarquons pas les kilomètres parcourus.
 
Le fil rouge du jour sera les cascades. Nous étions un peu frustrés de ne pas en avoir vu aux Philippines malgré nos multiples tentatives (itinéraire mal indiqué, route impraticable…) et aujourd’hui, nous allons être servis.
 
Nous faisons notre premier arrêt à Jack’s Blowhole. Une petite promenade d’une demi-heure sur un sentier côtier nous amène jusqu’à une formation géologique assez étonnante. En effet, la mer a creusé la falaise, créant un tunnel de plus de deux cents mètres débouchant sur un gouffre de 55 mètres de profondeur.
 


 
Le fracas des vagues résonne contre les parois du gouffre créant un grondement impressionnant.
 
Après cette petite balade, nous reprenons « Moon Face », notre fidèle campervan, pour rejoindre Purakaunui Falls à quelques kilomètres de là.
 
En chemin, nous nous arrêtons pour manger une délicieuse meet-pie (tarte à la viande de bœuf) et boire un Flat White, sorte de café latte.
 
Peu après, nous admirons la cascade sous un bruit assourdissant, la lumière est magnifique et nous sommes seuls au milieu de la forêt… Il y a quelque chose de mystique dans l’air !!!
 
 
Pas le temps de s’attendrir, nous repartons vers Matai et Horseshoe Falls, deux cascades moins connues mais tout aussi magnifiques.
 
 
 
Vient ensuite McLean Falls… Difficile de dire laquelle est la plus belle d’autant qu’elles sont à chaque fois situées près de paysages à couper le souffle. Vous cherchez à vous reposer en pleine nature, pas de doute, la Nouvelle Zélande est faite pour vous !!!
 
 
Avant d’arriver à Invercargill où nous passerons la nuit, nous faisons un petit détour vers Curio Bay pour admirer une ancienne forêt fossilisée. Etonnant de voir comme les arbres ont résisté à l’érosion des vagues. C’est aussi le repère de nombreux pingouins mais ils ont boudé l’endroit lors de notre passage… Tant pis.
 
 
Voilà, nous reprenons la route pour Invercargill au coucher du soleil.
 
 
Une fois sur place, nous faisons quelques courses dans un supermarché où nous croiserons quelques beaux spécimens humains. Une femme (ou un homme, on n’est pas sûrs) venu(e) faire ses courses en robe de chambre, des gars tatoués de la tête au pied… Un peu space comme coin !!!
Voilà, il est temps de reprendre des forces avant de reprendre la route pour de nouvelles aventures !!!!!!!!!
 



 

Samedi 31 mars et dimanche 1er avril 2012 : Milford Sound
 
Nous nous réveillons sous une brume épaisse ce matin mais celle-ci va progressivement disparaître à mesure que nous nous éloignons d’Invercargill.
 
Nous admirons une dernière fois les paysages côtiers avant de nous enfoncer dans les terres.
 
 
Aujourd’hui, nous souhaitons rallier Te Anau qui sera notre camp de base pour visiter Milford Sound et ses fjords magiques.
 
En chemin, nous faisons un arrêt au lac de Monowai et au Clifden Suspension Bridge avant de trouver un camping pour la nuit.
 


 
Cette fois-ci, on se la joue grand prince et on prend un emplacement avec l’électricité. Nous allons pouvoir profiter de notre petit radiateur électrique et recharger les batteries des appareils photo et du laptop. Comble du luxe, nous nous offrons une journée de wifi illimité pour 10 dollars…
 
Après une bonne nuit de sommeil au chaud, on tarde un peu à se réveiller. Heureusement, nous gagnons une heure de sommeil car on passe ici à l’heure d’hiver. Je rappelle à ceux qui l’aurait oublié que nous sommes dans l’hémisphère sud donc les saisons sont inversées.
 
En parlant d’hémisphère, j’ouvre une petite parenthèse pour vous dire que les étoiles visibles la nuit sont totalement différentes de celles qu’on peut observer dans l’hémisphère nord…
 
Bref, c’est pas le tout mais on a réservé une croisière pour 13h15 et on a deux heures et demi de route avant d’arriver au bord du fjord.
 
Nous sommes quasiment seuls sur l’unique route qui mène à Milford Sound et les paysages sont à couper le souffle.
 
En plus, on a de la chance car le ciel est dégagé aujourd’hui alors qu’il pleut plus de 180 jours par an (amis belges et normands, vous savez de quoi je parle…)
 
En chemin, nous nous arrêtons à Mirror Lake… Vous devinez sûrement pourquoi on l’appelle comme ça.
 
 
Après deux bonnes heures de route, nous voilà devant le fjord… Wahou, impressionnant !!! On a l’impression d’avoir été projetés dans une carte postale.
 
 
Nous ferons une petite croisière de deux heures sur le fjord pour admirer les nombreuses cascades et autres merveilles de la nature… Un souvenir inoubliable !!!
 


 
 


Lundi 2 et mardi 3 avril 2012 : Queenstown
 
Nous quittons Te Anau de bonne heure pour rejoindre Queenstown, la capitale mondiale des sports extrêmes.
 
La brume du matin se dissipe rapidement nous offrant de jolies scènes dignes de cartes postales.

Après une petite heure de route, nous arrivons à Queenstown. Ici, tout tourne autour des activités de plein air. Saut à l’élastique, saut en parachute, parapente, mountain bike, parachute ascensionnel … La liste est longue et les tentations sont nombreuses !
 
Nous profitons de la première journée pour prendre nos marques, trouver un camping, faire des courses et se renseigner sur les activités et les balades à faire dans les environs.
 
Le lendemain, nous démarrons la journée par une belle balade au bord du lac, convaincus que nous résisterons aux multiples tentations en faisant plusieurs randos…





Evidemment, une petite voix nous dit : « Quel dommage d’être ici et de ne rien essayer… »
 
C’est en trop, nous mettons de côté notre budget et nous réservons une activité pour l’après-midi.
 
Alors, qu’avons-nous choisi ?
 
Parachute ? Beaucoup trop cher :(
 
Saut à l’élastique ? Trop court …
 
Parapente ? Gagné !!! En plus, les conditions sont idéales aujourd’hui.
 
C’est tout excités que nous prenons le téléphérique qui nous emmène au site d’envol.



Nous faisons connaissance avec nos instructeurs qui ont l’air super pros. On s’équipe, on vérifie l’équipement plusieurs fois, quelques consignes pour l’envol et c’est parti pour dix minutes à tournoyer dans les airs comme des oiseaux… Génial !!! On a trop envie de recommencer. (Astrid n’a même pas crié)





Après ces émotions fortes, nous remontons dans notre campervan et faisons route vers Wanaka qui sera notre prochain point de chute avant de rejoindre Franz Josef.



 
Mercredi 4 et jeudi 5 avril 2012 : Franz Josef et la route des glaciers
 
Ce matin, nous quittons Wanaka sans trop de regret et faisons route vers Franz Josef en empruntant la route des glaciers.
 
Quatre et demi de route sont nécessaires avant d’arriver à destination et nous décidons donc de faire une halte à mi-chemin pour admirer les « Blue Pools ».
 
Une petite randonnée d’une demi-heure traversant une épaisse forêt nous mène devant un pont suspendu. En traversant celui-ci, nous arrivons devant une magnifique rivière où l’eau est étonnamment bleue turquoise.

On dirait que quelqu’un a rajouté du colorant en amont du cours d’eau mais cette couleur est totalement naturelle… En Nouvelle Zélande, la nature nous surprend tous les jours !!!
 
Après cette petite halte, nous reprenons la route, faisons une courte pause à midi pour manger dans un repère de chasseurs (le seul restaurant à cinquante kilomètres à la ronde) et nous arrivons finalement à Franz Josef vers quatre heures et demi.
 
Le lendemain, après avoir pris les renseignements nécessaires, nous entamons une petite randonnée d’une heure et demi pour s’approcher au plus près du glacier.
 
Celui-ci est assez unique au monde car il descend à moins de 300 mètres d’altitude. Apparemment, ce phénomène n’existe qu’à deux endroits au monde, en Nouvelle Zélande et en Argentine…
 
La forte pluviométrie (quatre fois plus importante que dans les Alpes) explique comment le glacier résiste à la température ambiante à cette altitude.
 
Fort heureusement, aujourd’hui il fait vraiment très beau et nous supportons tout juste notre polaire. Un coup de chance car il pleut plus d’un jour sur deux ici...







Le paysage qui s’offre à nous est vraiment merveilleux... Cette langue de glace qui dévale la montagne nous donne envie de poursuivre notre randonnée mais il est strictement interdit d’aller plus loin sans l’équipement et les services d’un guide… Tant pis, ça sera pour une prochaine fois ! De toute façon, nous ne sommes pas vraiment grimpeurs dans l’âme.
 
Il est maintenant temps de reprendre la route vers Punakaiki pour y admirer d’autres merveilles de la nature : Dolomite Point et Pancake Rocks.




Vendredi 6 avril 2012 : Punakaiki

Petite frayeur au réveil ce matin… A plusieurs reprises, j’ai essayé de mettre le contact pour enlever la buée du pare-brise mais rien n’y faisait, le campervan ne voulait pas démarrer comme ci la batterie était à plat.

Après de multiples tentatives, je laisse le problème de côté pour régler un problème autrement plus primaires, je claque alors la porte du coffre et le contact revient soudainement.

Rassuré, je le coupe à nouveau le temps d’aller faire « vous savez quoi » et rebelote, plus de contact… C’est à ni rien comprendre !!! Je retente la technique du coffre sans succès, je claque une des portières arrière et ça fonctionne de nouveau… C’est à ni rien comprendre !

Bref, j’ai fini par allumer le moteur et je l’ai laissé tourner jusqu’à notre départ (oui je sais, c’est pas bon pour l’environnement).

Sur ces entrefaites, nous reprenons la route en direction de Dolomite Point pour admirer les Pancakes Rocks et les trous souffleurs.

Ces falaises ont été nommées ainsi car les différentes couches de roche rappellent un empilement de crêpes… Pourquoi pas !!!

Toujours est-il que le site est impressionnant car les vagues viennent se fracasser contre ces falaises dans un bruit assourdissant.








Petit à petit, l’érosion a créé des passages dans la roche et formé des trous souffleurs. On les nomme ainsi car l’eau jaillit brutalement de ces orifices en laissant derrière eux un nuage de vapeur… Impressionnant, d’autant plus que nous avons eu la chance d’arriver à marée haute lorsque le phénomène est le plus violent.

Après cette belle balade, nous reprenons la route pour nous arrêter à Truman Track pour une promenade d’une demi-heure à travers la forêt et débouchant au dessus des falaises.


Ensuite, nous repérons en chemin des panneaux indiquant la présence d’une colonie d’otaries. Elles nous avaient échappés sur la péninsule d’Otago, c’est donc l’occasion de se rattraper.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles profitent comme nous de cette journée ensoleillée, se disputant par moment les meilleures places au soleil…




Sur le chemin, un panneau nous rappelle que nous sommes à l’autre bout du monde et un autre nous nargue car malgré nos recherches, nous n’avons encore pas vu de pingouin… Grrr !!!




Nous quittons maintenant la Côte Ouest si sauvage pour entrer dans le district de Tasman plus au nord. Nous garderons de très bons souvenirs de notre passage ici, notamment le beau coucher de soleil dont je n’ai pas eu le temps de vous parler.
 



Dimanche 8 et lundi 9 avril 2012 : Abel Tasman et Golden Bay
 
Après un court arrêt au milieu de nulle part, nous arrivons dans le district de Tasman sans aucune idée de ce que nous allons faire ou visiter.
 
Nous allons probablement randonner car la moindre activité coûte les yeux de la tête dans cette région du globe. Par exemple, la location d’un kayak de mer pour deux personnes à la journée… 220 dollars (140 euros) !!!
 
Deux coins nous semblent dignes d’intérêt, Golden Bay à l’extrémité nord-ouest de l’île et le Parc National Abel Tasman un peu plus à l’est.
 
Nous commencerons par Golden Bay où nous trouvons un camping pour la nuit. Au moment d’aller prendre une douche, je ressens quelques démangeaisons au niveau des pieds.
 
En enlevant mes chaussettes, je me rends compte que j’ai plus d’une douzaine de piqûres d’insecte à chaque pied.
 
 
Apparemment, je suis la victime des sandflies, des petites mouches fréquentant la côte ouest de l’île du sud et dont les femelles adorent sucer le sang des touristes fraîchement débarqués… Elles ont fêté Pâques avant l’heure et je crois que j’étais au menu…
 
La cortisone n’y fera rien, j’ai passé une nuit atroce avec une envie constante de me gratter jusqu’au sang.
 
Le lendemain, après s’être étalé un demi-tube de répulsif sur tout le corps, nous avons fait quelques belles balades autour de Tukaka près de Motupipi (ça ne s’invente pas).
 
Pour commencer, nous avons été voir les chutes de Wainui. Celle-ci se trouve à une trentaine de minutes de marche à travers une forêt dense. Il faut traverser un pont de singe et contourner les glissements de terrain pour arriver au pied de la cascade.

 
 
Ensuite, petite balade à Grove Scenic Reserve qui n’a rien d’extraordinaire mais nous avons croisé un drôle d’oiseau pas farouche qui s’amusait à nous tourner autour.

 
Pour finir la journée, nous reprenons notre fidèle campervan pour rejoindre les sources de Pupu (Te Waikoropupu en maori qui signifie « les eaux qui dansent»). Elles sont la résurgence des pluies prisonnières d’un important réseau souterrain contenu dans des fissures de marbre, qui mettent plusieurs décennies à traverser ce filtre naturel. Elles sont parmi les plus claires au monde (comme nous l’avait signalé la maman d’Astrid), la visibilité pouvant atteindre 63 mètres… Malheureusement, tout contact avec l’eau est strictement prohibé car cet écosystème est extrêmement fragile.
 


 
Le lendemain, nous rencontrons Hélène et Johann avec qui nous sympathisons. Ils ont entrepris un voyage de six mois à travers la Nouvelle Zélande en faisant du Woofing (je ne suis pas très sûr de l’orthographe) mais le principe est de travailler quelques heures par jour dans une ferme contre l’hébergement, la nourriture… C’est un excellent moyen de visiter le pays à moindre frais mais pour cela, il faut obtenir le fameux « Work & Holiday Visa » qui permet au moins de 30 ans de séjourner un an tout en travaillant. Bref, c’est pas fait pour nous car nous sommes trop vieux et n’avons pas envie de travailler pour l’instant !!!
Sur leur conseil, nous allons visiter le Parc Abel Tasman en suivant la Coastal Track, un sentier côtier parcourant le parc d’est en ouest.
 
Faute de temps, nous n’avons parcouru qu’une infime partie du parcours mais nous avons tout de même pu apprécier les paysages magnifiques, l’eau si claire et les plages de sable doré… Magnifique, une fois de plus.
 







(la même sans les parasites)
 
Nous reprenons maintenant la route en direction de Picton où nous prendrons prochainement le ferry en direction de l’île du Nord.
 




Mardi 10 et mercredi 11 avril 2012 : Picton et les Marlborough Sounds
 
Après notre visite du Parc Abel Tasman, nous nous arrêtons à Picton d’où nous prendrons le ferry qui nous emmènera sur l’île du Nord.
 
Nous profitons de cette journée d’attente pour faire un peu de randonnée. Une belle balade de deux heures nous emmène sur les hauteurs de la ville d’où nous pouvons apercevoir les Marlborough Sounds.



 
Contrairement aux fjords du sud, ceux-ci n’ont pas été creusés par les glaciers mais ils résultent en fait de l’élévation générale des eaux et de l’affaissement de la plaque tectonique sur laquelle ils reposent.
 
Les 1200 kilomètres de côtes forment une dentelle de baies et d’îles qui sont difficilement accessibles. N’ayant pas beaucoup de temps, nous avons fait une courte balade sur un sentier côtier autrefois habité par les maoris. Quelques vestiges témoignent encore de leur passage.

 

 
Les paysages sont toujours aussi merveilleux mais le ciel se couvre petit à petit. Il y a fort à parier que la traversé du détroit se fera sous la pluie…
 
Le lendemain matin, le ciel est complètement bouché et nous embarquons à bord du ferry sous un épais manteau nuageux.
 

D’autres n’auront pas cette chance car ils sont tombés en panne de batterie sur le quai d’embarquement…
 
La traversée durera trois heures mais nous ne verrons pas passer le temps. Nous ne pouvons pas admirer le paysage à cause du temps mais un bon film fera l’affaire et nous voilà à Wellington, la capitale.
 
Après une courte visite du centre-ville, nous trouvons un camping tout confort où nous passerons notre première nuit sous une pluie battante et un vent à décorner les bœufs… C’est pas pour rien qu’on surnomme la ville Welliwindy (windy signifiant venteux).




 

PAGE 2  >
Afficher la suite de cette page



Créer un site
Créer un site