Bulles du Bout du Monde
Notre Tour du Monde de la Plongée
 
 




La Nouvelle Calédonie

Pour les plongeurs que nous sommes, la Nouvelle Calédonie s'impose d'elle-même.

Un des plus grand lagon au monde, une pléiade d'îles préservées du tourisme de masse, un mélange de culture française et mélanésienne... Il serait dommage de passer si prêt de ce petit bout de France sans s'y arrêter.

 




Du dimanche 29 avril au mardi 1er mai 2012 : Koumac et la Pointe Nord
 
Après un vol agréable avec Air New Zealand, nous atterrissons à l’aéroport international de Nouméa Tontouta. Il fait beau et chaud sur cette île française du Pacifique Sud.
 
Nous prenons notre voiture de location réservée en urgence la veille au soir et mettons le cap vers le nord de l’île, à Koumac plus exactement.
 
De là, nous prévoyons de faire plusieurs excursions à la journée (la visite de la Pointe Nord, la visite d’anciennes mines de Nickel, etc…) car la région, bien que n’étant pas sur les itinéraires touristiques classiques, recèle plusieurs petites merveilles.
 
Après 4 ou 5 heures de route, nous arrivons à destination à l’hôtel « Le Passiflore », l’accueil est chaleureux et les chambres d’un bon rapport qualité/prix pour l’île. Une excellente adresse que je vous recommande chaudement.
 
Le lendemain, nous nous rendons à l’office du tourisme pour réserver nos excursions mais nous avions oublié une chose importante, c’est le week-end du 1er mai et nous sommes en France… Conclusion, l’office du tourisme (comme la plupart des structures touristiques) sont fermées pour quatre jours !!! Oui, nous non plus n’avons toujours pas compris ce paradoxe à la française…
 
On passe alors au plan B et décidons de nous rendre à la Pointe Nord. La route de terre est quasi déserte et nous profitons à notre aise du paysage qui nous entoure. Un lagon bleu turquoise encercle des montagnes aux teintes rouge et ocre. Quelques balafres sont visibles sur les montagnes, témoignant de l’activité minière de la région mais dans l’ensemble, la nature est encore préservée.

 
Sur la route, nous distinguons régulièrement l’entrée de tribus kanakes qui vivent encore de façon traditionnelle. Ne connaissant pas trop les us et coutumes des tribus, nous n’osons pas pénétrer sur ces territoires privés.



 


 
Nous continuons alors notre route jusqu’au relais de Poingam, tout au bout de l’île. Ici, pas (ou plus) de transport en commun…
 
 
Après un délicieux repas sur le pouce, nous admirons la plage quelques instants. Une sensation d’être arrivés au bout du monde nous envahit peu à peu et nous décidons d’aller encore un peu plus loin en empruntant le sentier côtier. La vue qui s’offre à nous est magnifique et nous croiserons même des chevaux sauvages lors de notre balade.
 






 
Après une bonne heure de marche et un bon coup de chaud, nous reprenons la voiture et faisons marche arrière. Après plusieurs arrêts en bord de route pour admirer le paysage et rencontrer les locaux, nous rejoignons notre hôtel pour déguster un bon pavé de thon sauce pomme liane.



 
Le lendemain, toujours pas moyen de visiter la mine désaffectée donc nous passons au plan C, la visite des grottes de Koumac. Pantalon long, bonnes chaussures et anti-moustique de rigueur car le coin est infecté de petites bestioles.

 
Les grottes s’avèrent plutôt difficiles à explorer en indépendant d’autant plus que nos lampes frontales montrent quelques signes de faiblesse… Décidément, pas facile de s’occuper ici !!!
Bref, notre exploration s’arrête au bout de quelques dizaines de mètres car nous ne voyons plus rien et préférons rester prudents.
 
Il est maintenant temps de repartir vers la côte est de l’île pour nous imprégner un peu plus de la culture kanake mais c’était sans compter sur notre formidable Clio. Celle-ci refuse de démarrer, on pense à une panne de batterie donc on fait un essai avec des pinces mais rien n’y fait, elle ne veut pas démarrer. On essaye de la pousser mais sans plus de succès… Et tout ça nous arrive le 1er mai évidemment… Le dicton du jour : « Tu pars en Renault, tu rentres en vélo »…

 
On appelle alors l’assistance 24/24 de la compagnie de location de voiture (A5 que je vous déconseille vivement) mais la personne nous répond qu’il n’a personne de disponible aujourd’hui et qu’il ne peut pas se déplacer en personne car Koumac, c’est trop loin, qui va jusque là ???
 
Nous sommes donc coincés une nuit de plus à Koumac, le temps d’organiser le reste de notre séjour. Un conseil si vous venez ici, réservez tout en avance, relancer pour obtenir des confirmations et ne lâchez pas le morceau car ici, tout se passe au rythme du « Pacifique »…
 
Après deux jours d’attente, nous récupérons finalement un véhicule en état de marche et roulons maintenant vers Nouméa où nous resterons quelques jours avant de rejoindre l’île des Pins, le joyau du Pacifique.

 




Du jeudi 3 au samedi 5 mai 2012 : Nouméa
 
Après cinq heures de route sous une pluie torrentielle, nous arrivons sains et saufs à Nouméa malgré les chiens qui traversent la route, les pick-up scotchés à notre pare-choc arrière et les moustiques neurasthéniques qui se jettent sur le pare-brise.
 
Il règne ici une ambiance très métropolitaine et on se croirait presque dans le sud de la France. Ils ont d’ailleurs un peu le même caractère… Oups, j’espère n’avoir froissé personne.
 
Nous avons réservé trois nuitées à l’auberge de jeunesse de Nouméa histoire d’économiser un peu d’argent car la vie est très chère par ici, ce qui n’est pas non plus une grosse surprise. Les chambres sont plus que sommaires mais la vue est plutôt sympa et l’ambiance ultra-décontractée.

 
Après une bonne nuit de sommeil, nous passerons quasiment une journée à organiser notre séjour à venir sur l’île des Pins. Le paradis se mérite… Une heure et demi d’attente pour qu’on nous imprime un billet d’avion, trois quart d’heure pour un billet de ferry, on regrette un peu la Thaïlande et les Philippines où tout était à portée de main.
 
Après le déjeuner, nous ferons une petite promenade en bord de mer pour admirer les belles baies qui bordent la ville, l’Anse Vata, la Baie des Citrons, le Port Moselle avant de se perdre et de faire deux fois le tour de la ville.
 
Vous devez certainement ressentir notre amertume en nous lisant et vous vous dites sûrement qu’on exagère et qu’on ne fait que se plaindre mais je vous assure que ce n’est pas toujours facile d’être globe-trotters et nous traversons en ce moment une mauvaise passe entre frustration et désillusion.
 
Allez, on essaye de se remonter le moral car demain, nous partons plonger autour de l’îlot Amédée au large de Nouméa. Si la météo n’est pas trop capricieuse, ça promet d’être une journée merveilleuse car le lagon calédonien est réputé pour sa faune pélagique.
 
C’est quoi un pélagique ? Ce sont les grosses bébêtes type requins, raies qui vivent principalement au large, dans le bleu comme on dit !
 
Allez, je vous invite à cliquer ICI pour lire nos aventures sous-marines en Nouvelle Calédonie.
 
Nous n’avons maintenant qu’une hâte, c’est d’arriver sur l’île des Pins pour enfin profiter de notre séjour.
 



Du dimanche 6 au jeudi 10 mai 2012 : L’Île des Pins
 
Nous nous levons avant le soleil ce matin pour rejoindre l’embarcadère et le ferry à destination de l’île des Pins.
 
Après une traversée assez houleuse, nous débarquons sur l’île, une terre souvent qualifiée de « Joyau du Pacifique ».
 
Après avoir déposé nos affaires à notre bungalow, nous visitons les alentours pour nous imprégner des lieux. Nous avons de la chance car notre hébergement se trouve à deux cents mètres de la magnifique baie de Kanumera.
 
Il s’agit d’une grande baie aux eaux turquoises bordée d’une plage de sable fin. On a l’impression d’avoir été projetés dans une carte postale.



 

Un rocher sacré trône au milieu de la baie et les kuniés (habitants de l’île des Pins) en interdisent fermement l’accès.
 
Pas de problème, rien ne nous interdit de nous baigner autour. Nous prenons donc notre équipement de snorkeling pour explorer les fonds marins. Nous croiserons alors une belle petite tortue verte qui nous fera visiter les lieux et un gros barracuda plutôt patibulaire… Magique !!!

Après cette petite randonnée palmée, nous remettons pied à terre pour admirer le coucher du soleil sur la baie de Kuto…



Le lendemain, nous avions prévu de louer un scooter mais une belle averse tropicale nous en a dissuadés et nous décidons finalement de reporter cette sortie.
 
Nous profiterons néanmoins d’un beau rayon de soleil dans l’après-midi pour faire à nouveau du snorkeling dans la baie.
 
Après une bonne nuit de sommeil sur notre trampoline (petit surnom donné à notre matelas à ressorts), nous voilà partis pour une belle journée de plongée dans la baie de Gadji. Vous pouvez cliquer ICI pour en savoir plus sur nos plongées.
 
Le surlendemain, nous enfourchons finalement notre scooter pour visiter l’île. Le ciel est maintenant dégagé et les températures en hausse… Que demander de plus ?

Après une courte visite des vestiges du bagne (il n’y a franchement pas grand-chose à voir), nous longeons la côte de la baie de la Corbeille jusqu’à la baie de Gadji.
 
Ambiance carte postale garantie :)



Nous partons ensuite en direction de la baie d’Oro. Après une courte marche au milieu de la forêt, nous trouvons finalement le petit resto où nous dégusterons notre sandwich les pieds dans l’eau.




 

Quelques minutes plus tard, nous partons à la recherche de la « piscine naturelle », un vaste plan d’eau scintillante encadré de massifs coralliens et coiffés par les fameux pins colonnaires…

Nous prendrons plaisir à barboter dans ce bassin naturel, à l’abri des vagues, observant à notre aise la faune marine… ça y est, nous commençons petit à petit à nous réconcilier avec la Nouvelle Calédonie :)
 
Pour notre dernière journée sur l’île, nous avons prévu une sortie en pirogue dans la baie d’Upi.
 
Le paysage qui s’offre à nous est paradisiaque, l’eau limpide est d’un bleu turquoise et aucune construction ne vient défigurer la forêt tropicale… Magnifique !!!



Après une heure et demi de pirogue, le capitaine nous dépose au milieu de nulle part.





Un petit sentier traversant la forêt nous mène alors jusqu’au gîte où nous dégusterons un bougnat au poisson.
 
Mais avant de se mettre à table, nous disposons d’un peu de temps pour retourner à la piscine naturelle qui nous avait tant émerveillés la veille et les poissons sont une nouvelle fois au rendez-vous.
 
Après cette petite baignade, nous remontons le cours d’eau pour rejoindre le gîte et déguster le fameux bougnat, le plat traditionnel de la Nouvelle Calédonie. Il s’agit d’un poisson accompagné de différents légumes locaux (patate douce, igname, taro etc…) assaisonnés au lait de coco et enveloppés dans des feuilles de bananier. Ces papillotes ainsi formées sont placées entre des pierres chaudes dans un four creusé dans la terre et recouvert de feuilles pour conserver la chaleur et la vapeur (sorte de cuisson à l’étouffé).

Ça a l’air super alléchant mais à l’ouverture, le plat s’avère un peu fade et plaît beaucoup plus aux mouches qui envahiront rapidement les lieux… Petite déception d’autant que j’avais en tête le souvenir des fours traditionnels tahitien, le poisson cru à la tahitienne et le poé à la banane… D’autant plus que l’addition est plutôt salée… elle :S
 
Ce n’est pas grave, nous gardons un excellent souvenir de cette dernière journée sur l’Île des Pins qui nous a finalement réconciliés avec la Nouvelle Calédonie.
 

 


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