Bulles du Bout du Monde
Notre Tour du Monde de la Plongée
 
 




Java & Bali

Notre voyage en Indonésie aurait un petit goût d’inachevé si nous n’avions pas visité l’île de Java.
 
Cette île, cœur de la nation indonésienne, a beaucoup à offrir aux voyageurs.
 
Des temples magnifiques de la région de Jogjakarta aux volcans encore fumants de la région du Bromo, il y a de quoi se faire plaisir et en prendre plein les yeux.
 
Quant à Bali, nous avons tellement aimé « l’île des Dieux » que nous y retournons volontiers pour compléter notre première visite.

 



Du vendredi 3 au lundi 6 août 2012 : La région de Jogjakarta
 
Si Jakarta est le centre financier et industriel de Java, Jogjakarta est son âme. Cœur du patrimoine artistique et culturel de l’île, Jogja est l’endroit où la langue javanaise est la plus pure et les traditions les plus vivantes.
 
De plus, Jogja constitue une base idéale pour visiter les sites voisins dont Borobudur et Prambanan, les monuments archéologiques majeurs du pays.
 
Après une longue attente à l’aéroport de Makassar et un vol quelque peu agité, nous débarquons enfin à Jogja où nous séjournerons quatre nuits.
 
Pour se remettre des conditions d’hébergement assez rustiques du Sulawesi, nous avons réservé un hôtel sympa au cœur du quartier de Sosrowikyajan (je n’arrive toujours pas à le prononcer correctement). Ça fait du bien de retrouver un lit confortable et une salle de bain propre sans colocataire.
 
Pour commencer, nous décidons de visiter le centre de Jogja histoire de prendre nos marques.
 
Comme il fait chaud et qu’il faut quand même se ménager un peu, nous faisons souvent appel aux services des nombreux becak qui stationnent dans les quartiers touristiques de la ville.

 
A certaines heures de la journée, ça devient plus difficile d’en trouver un motivé mais on y arrive toujours…

 
Nous ferons un premier arrêt au Kraton sur les conseils du Lonely Planet. Bon, franchement, ça casse pas trois pattes à un canard. Il y a bien quelques objets intéressants mais ils ne sont pas bien mis en valeur et l’architecture du « palais » n’a rien d’extraordinaire.

 
Normalement, il est possible d’assister à un spectacle traditionnel de gamelan, de wayang ou de danse mais pas de bol, c’est le ramadan. Du coup, c’est quasiment désert, il n’y a pas de spectacle et nous n’avons qu’une demi-heure pour le visiter car le site ferme plus tôt.
 
De toute façon, pas de regret, nous avons fait le tour en vingt minutes et nous nous demandons bien ce que les auteurs du Lonely Planet ont fumé lorsqu’ils l’ont décrit comme « l’un des plus beaux palais javanais » !!!
 
Bref, nous repartons quelque peu déçus mais toujours aussi enthousiastes. En chemin, nous croisons Bima, un agent de l’office du tourisme, rentré déjeuner chez lui entre midi et deux (pour ne pas perturber ses collègues musulmans qui jeûnent pendant le Ramadan).
 
Nous engageons une longue discussion avec lui. Il nous met en garde contre les arnaques à touristes et nous parlent de plusieurs projets communautaires. Il nous suggère d’aller faire un tour dans une école où les étudiants apprennent à réaliser le batik.



 
Le batik, c’est un peu la spécialité artistique de Jogja. Il s’agit d’une technique d’impression des étoffes qui demande beaucoup d’heures de travail. Le principe consiste :
  1. à dessiner sur le tissu brut le motif final à reproduire.
  2. à protéger des zones du tissu contre la coloration par l’application d’une cire chaude.
  3. à appliquer des couleurs, par trempage dans des bains de peinture.
  4. à répéter les opérations 2 et 3 pour chaque couleur présente dans le dessin final en allant des couleurs les plus claires aux couleurs les plus foncées.
  5. Ôter la cire avec un fer à repasser ou par trempage dans de l’eau bouillante.
Vous imaginez donc le nombre d’heures de travail nécessaire à la réalisation d’une seule étoffe.
 
Après cette visite très intéressante, il nous faut maintenant prendre le temps d’organiser nos prochaines excursions :
  • Le trajet de Jogja à Bali en passant par le Mont Bromo et le plateau d’Ijen.
  • L’excursion matinale au temple de Borobudur.
En chemin, nous faisons la connaissance de Virginie et Maud, deux parisiennes super sympas, avec qui nous partagerons un minibus pour rejoindre Borobudur le lendemain.
 
Nous dînerons ensemble, partageant quelques bonnes Bintang et quelques bons récits de voyage.
 
Le lendemain, réveil matinal (4h30) pour rejoindre le temple de Borobudur et profiter des premiers rayons du soleil.
 
En chemin, nous aurons la chance d’observer le levé du soleil sur le volcan Merapi mais cette image ne restera gravée que dans nos mémoires car notre « chauffard » du jour n’est pas vraiment disposé à s’arrêter en chemin.
 
Quelques minutes plus tard, nous arrivons au temple de Borobudur. Il s’agit du plus grand monument bouddhiste au monde. Il est constitué de plus de deux millions de blocs de pierre assemblés en forme de stupa symétrique. Voici une vue aérienne pour que vous puissiez vous représenter l’édifice dans son ensemble.

 
Etant l’un des monuments les plus célèbres d’Indonésie, il ne faut pas imaginer s’y promener seul au levé du soleil. Il est même difficile de prendre une photo sans touriste… Même les gardes nous mettent des bâtons dans les roues en se promenant avec des gilets fluo.























 
Après cette belle visite, nous reprenons le bus pour visiter le temple de Mendut qui fait un peu pâle figure face à Borobudur.
 
Le lendemain, nous nous octroyons une petite grasse matinée avant d’aller visiter Prambanan, un autre site incontournable de la région.
 
Edifié au milieu du IXème siècle (environ 50 ans après Borobudur), le complexe hindouiste de Prambanan reste assez énigmatique et on sait peu de chose de ses origines.
 
Le temple Shiva Mahadeva, le plus beau et le plus imposant du site, est dédié à Shiva. Les scènes sculptées tout autour du temple proviennent du Ramayana et racontent comment Sita, l’épouse du seigneur Rama, est enlevée et comment Hanuman le dieu singe parvient à la retrouver et la libérer.
 
Bon, j’arrête de faire mon malin car je ne connais vraiment pas grand-chose sur le sujet mais une chose est sûre, le temple est grandiose (43 mètres de haut) et vraiment très beau.























 
C’est un vrai plaisir de l’observer au coucher du soleil avec la musique du Ramayana Ballet en fond sonore.









 
Il est maintenant temps de reprendre le bus public pour rejoindre Jogja et déguster un bon petit Mie Goreng (nouilles sautées avec du poulet, de l’œuf et une chips géante à la crevette)… Au bout de trois jours, on commence à en avoir déjà marre de la bouffe sur Java et je me suis réveillé à trois heures du mat’ le lendemain en rêvant d’un bon steak frites…
 
La journée du lendemain ne restera pas dans les mémoires car nous avons essayé de rejoindre un temple perdu dans la jungle sur le flanc d’une montagne mais les transports se sont mal goupillés et nous avons finalement abandonné…




Du mardi 7 au mercredi 8 août 2012 : La région du Bromo
 
Il est maintenant temps de quitter Jogja pour rejoindre la région du Bromo et ça ne va pas être une partie de plaisir… Il va nous falloir passer treize heures dans un minibus pourri à se faire secouer dans tous les sens. La conduite du chauffeur et l’état des routes n’arrangeront pas notre condition et nous arriverons à destination tout courbaturés.
 
Après une très courte nuit et une douche glaciale, nous embarquons à bord d’une Jeep à 4 heures du matin pour monter au sommet du Gunung Penanjakan (2770 m) afin d’observer le levé du soleil sur le Mont Bromo.
 
Le lieu est quelque peu victime de son succès et il nous faut partager le point de vue avec plusieurs autres centaines de visiteurs. La scène perd un peu de son charme mais les images sont belles.









 
Moins haut que d’autres sommets de Java, le Gunung Bromo (2392 m) doit sa beauté à son emplacement et non à sa taille. S’élevant des profondeurs de l’ancienne caldeira du Tengger, le Bromo est l’un des trois volcans qui ont émergé d’un vaste cratère de dix kilomètres de diamètre. Il est entouré d’une mer de cendres et de sable volcaniques et donne l’impression d’être sur la lune.
 
 
Après l’avoir admiré à partir du point de vue, nous reprenons notre Jeep qui va nous déposer au pied du cratère.
 



 
Nous finirons la courte ascension à pied et la seule vraie difficulté provient des cendres en suspension dans l’air qui nous coupent rapidement le souffle.
 


 
Passé 8h du matin, on ne voit quasiment plus rien car une brume de cendres entoure le volcan. Nous reprenons donc la route vers l’est pour rejoindre le plateau d’Ijen et comme vous pouvez le voir, certains d'entre nous en profitent pour récupérer un peu...
 

 



Jeudi 9 août 2012 : Le Plateau d’Ijen
 
Aujourd’hui, un autre long trajet en bus nous attend pour rejoindre la région du plateau d’Ijen. Les conditions routières sont pires que la veille. Je crois qu’on n’a jamais eu affaire à des routes aussi pourries depuis notre départ.
 
En chemin, nous croiserons nombre de véhicules arrêtés au bord de la route avec un pneu crevé mais nous arriverons à destination sains et saufs.
 
Après une nuit horrible dans un « hôtel » miteux où le ménage a été fait pour la dernière fois en 1894, nous attaquons l’ascension du Kawah Ijen au petit matin.
 
Ce volcan produit une quantité importante de souffre et quelques 300 ramasseurs se lèvent entre 2h et 4h du matin pour grimper jusqu’au cratère et collecter à la main cette substance jaune vif.
 
Leur chargement pèse entre 60 et 80 kilos (donc bien souvent supérieur à leur propre poids) et après avoir tenté l’expérience quelques secondes seulement, je peux vous assurer que c’est vraiment un travail pénible. En plus, ils sont très mal rémunérés et il n’y a donc rien de choquant à ce qu’ils demandent des cigarettes ou un petit billet pour être pris en photo.
 




 
La randonnée jusqu’au bord du cratère est vraiment agréable et nous profitons de paysages magnifiques.
 












 
Une fois au bord du cratère, un dernier petit effort nous mène au point culminant d’où nous pouvons admirer un lac bleu-vert encore fumant.
 


 
On distingue également les ramasseurs qui récoltent des morceaux de souffre au milieu des émanations toxiques…
 

On se demande comment ils arrivent à garder le sourire en voyant débarquer les touristes avec leur gros appareil-photo.
 
Nous resterons une petite demi-heure au sommet avant de faire demi-tour un peu écœurés par l’odeur de souffre. Durant la descente qui s’avère être plus pénible que la montée, nous serons accompagnés par quelques macaques et nous nous ferons même doubler par des ramasseurs travaillant pieds-nus…
 
Il est maintenant temps de quitter Java pour rejoindre Bali. Nous avons bien aimé notre séjour sur Java ponctué de belles rencontres mais le rythme était vraiment élevé et nous avons maintenant besoin d’un peu plus de confort et d’une bonne grasse matinée.
 


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