Bulles du Bout du Monde
Notre Tour du Monde de la Plongée
 
 


 
La Jordanie

Pourquoi avons-nous choisi la Jordanie ?


La Jordanie est un pays aux couleurs envoutantes : Pétra la rose, la mer Rouge, Amman la blanche et les tons ôcres du désert.

En plus d’un riche passé historique, ce pays regorge de trésors naturels uniques et surprenants.

Suivre les traces de Lawrence d'Arabie dans le désert du Wadi Rum ou partir en quête du Saint Graal avec Indiana Jones dans la cité antique de Pétra ... Une chose est sûre, l'aventure sera au rendez-vous.

Le charme de ce pays s’opère également dans les traditions bédouines, l’appel du muezzin, les méharées et l'accueil chaleureux réservé aux visiteurs.

Entre stations balnéaires atypiques, déserts mystérieux, montagnes escarpées rehaussées de légendes et d’histoires, aucune hésitation, il nous faut absolument visiter cet oasis de paix au milieu d'une région si tourmentée.

 


Lundi 26 décembre 2011 : Le Grand Départ

Nous y voilà ! Deux ans et demi d’attente pour Nico, un an et demi pour As … Le rêve prend forme et fait place à la réalité …
 
Par contre, le truc bizarre, c’est qu’on a du mal à réaliser qu’on part pour un an (malgré les torrents de larmes versés par maman et la voix tremblante de papa).
 
Bon OK j’avoue que je n’en menais pas large non plus mais on a eu notre lot d’émotions ces derniers jours alors il fallait bien relâcher un peu la pression.
 
Enfin, après un vol sans encombre et plutôt confortable à bord d’un Airbus A321 surchauffé de la compagnie Air Jordanian, nous posons le pied en Terre Promise … OK, pas tout à fait mais c'était pour la figure de style :)
 
C’était sans compter sur la file interminable au guichet de l’immigration pour obtenir nos visas … Le point positif, c’est qu’on n’a pas eu besoin d’attendre nos bagages !
 
Et comble du luxe, un chauffeur de taxi nous attendait tranquillement à l’aéroport pour nous accompagner au Mariam Hotel à Madaba qui sera notre premier pied à terre en Jordanie.
 
Il ne nous reste plus qu’à nous jeter dans les bras de Morphée car la journée a été longue et riche en émotion.
 
 

 

Mardi 27 décembre : Le Mont Nébo, la Mer Morte et Madaba
 
Après une courte nuit et un réveil en fanfare (un grand merci à nos charmants voisins qui se croient seuls occupants de l’hôtel), on se lève bien décider à visiter les environs.
 
On a donc fait appel à un taxi « maison » pour visiter le Mont Nébo, les rivages de la Mer Morte et nous finiront avec une petite promenade dans le centre de Madaba.
 
Après une dizaine de minutes de route au milieu des oliveraies où nous avons pu profiter d’un panorama spectaculaire sur les vallées alentours, nous nous sommes arrêtés au sommet du Mont Nébo pour visiter la dernière demeure de Moïse.
 
N’étant pas vraiment croyants, nous n’avons rien ressenti de particulier en foulant ce sol sacré mais on a quand même profité de la magnifique vue et pu apercevoir la Mer Morte, Israël et la Palestine.

Après cette courte visite, nous avons fait route vers la Mer Morte où le climat change radicalement. Nous avions revêtu les polaires pour le Mont Nébo et nous étions en maillot de bain sur les rives de la Mer Morte qui se situe quand même à 400 mètres en dessous du niveau de la Mer.
 
En route, nous avons eu droit à un contrôle des passeports car la région jouxte Israël et la présence militaire est beaucoup plus marquée, signe d’une tension palpable entre les différentes communautés de la région.
 
Après s’être fait rackettés … pardon, je reprends … Après s’être acquittés de 16 dinars chacun (environ JOD11), nous avons pu nous mettre à l’eau et testé l’effet Mer Morte …
 
Cette expérience mérite bien d’être vécue car on a beau faire des pieds et des mains, il est vraiment difficile de s’immerger complètement.

  

Après quelques minutes à batifoler dans cette eau un peu huileuse et ressenti quelques démangeaisons, nous n’avons qu’un envie, c’est d’aller nous rincer.
 
Astrid, quant à elle, s’est rincé l’œil (au sens propre) en sortant de l’eau et pourra vous confirmer que ça pique vraiment :S
 
Encore une preuve de sa dextérité légendaire LOL !!!
 
Il est maintenant temps de rentrer à Madaba en retraversant la montagne occupée par quelques bédouins et leurs chèvres dociles.
 
Après une quarantaine de minutes de route, nous arrivons à Madaba et remercions notre chauffeur Amin qui était super sympa.
Pour finir, nous visitons l’église St Georges (orthodoxe) où se trouve une mosaïque exceptionnelle représentant la plus ancienne carte du moyen orient.
 
Cette mosaïque est composée de plus de deux millions de pièces (joli puzzle) et faisait plus de 15 mètres sur 6 et a la particularité d’être orientée vers l’est (au lieu du nord). La plupart des sites bibliques y sont mentionnés et prémonition ou pas … la bande de Gaza est isolée du reste de la carte.
 
Après cette journée bien remplie, nous nous sommes dégottés un bon petit resto où nous avons dégusté un excellent kebab et une Petra Beer pas mauvaise du tout.
 
Il est temps d’aller se coucher et reprendre des forces car le programme de demain s’annonce chargé.



Mercredi 28 décembre : Jérash et Ajloun
 
Après une nuit glaciale à tirer la couette à soi, on rejoint Stéphanie, une globetrotteuse canadienne, avec qui nous partageons un taxi pour visiter Jérash et Ajloun au nord du pays.
 
Cette fois-ci, c’est Amed qui sera notre chauffeur pour la journée.
 
Après une heure et demi de route et un café turc plus que costaud dégusté sur le bord de la route, nous arrivons à Jérash, fabuleuse cité provinciale romaine.
 
Le niveau de conservation de ce site est remarquable et nous a beaucoup plus impressionné que le forum et le Palatin à Rome par exemple.

Le site est très étendu et on imagine facilement la vie des citoyens de l’époque.
 
Après une première visite au pas de course, nous assistons à une reconstitution des jeux du cirque de l’époque. Combats de gladiateurs (on a même eu le droit à la BO du film :S), course de chars et défilé militaire.

 

Nous n’avons pas été plus émerveillés que ça mais ça nous a permis de nous reposer avant la suite de la visite qui fût vraiment magnifique.
 
Le temple de Zeus, le théâtre sud, la place ovale, l’arc d’Hadrien, l’hippodrome, le temple d’Artémis, les thermes, le théâtre nord, le cardo maximus … On en prend plein les yeux tellement le site est propre et préservé. A ne manquer sous aucun prétexte !

   

 

 

Deux heures plus tard, nous mettons le cap vers Ajloun où siège une magnifique forteresse du XIIème siècle après J.C.
 
Un petit stop sur la route pour manger un fallafel (1 dinar) local évitant ainsi un piège à touristes (buffet à 12 dinars) à la sortie de Jérash et c’est parti…
 
Le fort culmine à 1250 mètres, disposent de douves sèches de 15m de profondeur et quand on voit les pierres servant aux catapultes, on se dit qu’il ne fait pas bon d’être envahisseur de la citadelle … même si les Mongols ont réussi à la prendre un siècle après sa construction.

 
Le site est impressionnant, il y a moyen de s’y perdre mais si on arrive jusqu’au sommet, on peut profiter d’une vue magnifique sur la région.
 
Il est maintenant temps de retourner à Madaba. Pour rentrer, Amed nous propose de passer près de la vallée du Jourdain (où nous serons à nouveau contrôlés et questionnés).
 
En fin de journée, nous pourrons apprécier le couché de soleil sur les territoires palestiniens avant de repasser devant le Mont Nébo.
 
Les couleurs sont alors magnifiques allant de l’orange au rouge profond en passant par le rose … Astrid est aux anges !!!
 
Après une journée aussi chargée, il est temps d’aller se restaurer et de prendre un peu de repos.
 
Demain, nous faisons route vers Pétra en passant par le Wadi Mujib et le château de Kérak.



Jeudi 29 décembre : En route pour Pétra
 
Ce matin, petite panne de réveil mais c’est normal, nous n’en avons pas … Mais comment a-t-on pu rater l’appel à la prière ???
Après s’être enfilé trois pancakes à la confiture de figue, on rejoint Stéphanie une nouvelle fois pour nous rendre à la cité rose.
En chemin, nous ferons quelques arrêts près du Wadi Mujib, au château de Kérak et près de la vallée de Dana … lalalala … Oups, désolé :S
 
Départ vers 8h30, cette fois-ci, notre chauffeur est un peu plus réservé que les précédents mais c’est pas plus mal car nous sommes encore un peu endormis.
 
Rien de tel qu’un peu d’air frais pour nous réveiller (je vous promets que c’est toujours mieux que les tubes jordaniens du moment) donc le chauffeur nous propose un petit stop aux abords du Wadi Mujib … Wadi, ça veut dire vallée et Mujib, c’est le nom de la rivière qui passe dans cette vallée.
Les jordaniens comparent ça au Grand Canyon américain mais personnellement, je ne pousserai pas la comparaison jusque là … ça ressemble plus à la Suisse Normande ;)

Bref, nous reprenons la route car mine de rien, il fait assez froid en altitude au mois de décembre.
 
Quelques kilomètres plus loin, notre voiture est bloquée par des étudiants jordaniens. Apparemment, deux clans se disputent un territoire.
Franchement, je ne risquerai pas de prendre une pierre en pleine tête pour une terre aussi aride … Bref, le chauffeur tente de faire un détour mais on se retrouve quasiment en plein milieu de la bataille. Il y a même des gaz lacrymogènes de lancés … Après quelques coups de klaxon (rien d’exceptionnel dans cette région du monde), nous sortons du champ de bataille indemnes.

Une demi-heure plus tard, nous arrivons à Kérak, château construit par le roi de Jérusalem Baudoin 1er (rien à voir avec le roi des Belges) en 1142 pour sa position stratégique entre l’Egypte et la Syrie mais aussi entre Shobak et Jérusalem.
 
On sent que le château a vécu mais c’est vraiment sympa de l’arpenter et de se perdre dans les nombreuses galeries et les pièces à peine éclairées.
 
Le château offre un point de vue magnifique sur toute la région et le muezzin résonne dans les vallées alentours.

Après cette visite très intéressante, nous repartons pour Pétra et rejoignons un autre groupe de voyageurs ayant séjournés au même hôtel que nous.
Les taximen se sentent alors obligés de nous offrir une course poursuite au milieu de nulle part … On se rend alors compte qu’il est possible de passer à quatre de front sur une deux voies en Jordanie … Rien d’étonnant de se faire soi-même doubler en plein dépassement … Emotions garanties …
 
Ha oui, j’allais oublier, nous avons dégusté un délicieux Chawarma, sorte de pita à la viande de kébab avec des cornichons, de la tomate et des concombres dans un petit snack super kitch.
 
Après s’être arrêté encore deux fois pour admirer la vallée de Dana et le château de Shobak, nous arrivons un peu barbouillés au Cleopetra Hotel où Muslan nous accueille avec une tasse de thé à la cannelle.
 
Après avoir déposé nos affaires dans notre petite chambre, nous décidons d’aller repérer les lieux pour demain.
 
On profite alors d’un magnifique coucher de soleil avant de rentrer tranquillement (bien que quelque peu harcelés par les rabatteurs) à notre hôtel.
 
Nous avons vraiment hâte de découvrir ce trésor mais ça sera pour demain.


 

Vendredi 30 décembre : Première visite de Pétra
 
Hé bien pour une fois, nous nous levons à l’heure, avalons notre petit déjeuner avant de prendre la navette de l’hôtel qui nous déposera à l’entrée de la cité nabatéenne de Petra.
 
Première surprise, le prix de l’entrée … Notre Lonely Planet, datant de 2009, indique un prix de 31 dinars par personne pour 3 jours mais arrivé devant la billetterie, on se rend compte que le prix a doublé … Tant pis, on ne va pas s’arrêter à ça … Astrid sera privée de goûter pendant 3 jours.
 
Avant d’arriver au site à proprement parlé, il faut marcher quelques minutes au milieu des rabatteurs qui crient à tue-tête : « horse », « donkey » etc … J’avais juste envie de leur demander s’ils n’avaient pas un requin baleine à louer pour la visite …
 
Enfin, le plus choquant, c’est les gamins de 4 ou 5 ans qui arpentent le site pour vendre des cartes postales aux touristes : « Ten postcards, one dinar ». Astrid en avait même le cœur un peu retourné à force de les envoyer balader (gentiment).


Ce petit coup de gueule étant fait, il ne faut pas non plus bouder notre plaisir. Le site est magnifique, vraiment magique et même si le ciel n’était pas très bleu aujourd’hui, nous avons été séduits par tant de beauté.

Difficile de croire que tous ces monuments ont été creusés de la main de l’homme.

Celui-ci doit se dire que le plus gros est déjà fait LOL :)
 
Après quelques minutes à traverser le Siq (sorte de canyon sec non pas créé par l’érosion mais par l’activité tellurique), on arrive sur la façade la plus connue de Jordanie : Al-Khazneh, plus connu par chez nous sous le nom du « Trésor ».

 

 

 


 

 
 
C’est vrai que cette imposante façade est impressionnante, d’autant plus qu’on la découvre progressivement grâce aux courbes naturelles du Siq.
C’est vraiment quelque chose à voir au moins une fois dans sa vie.
Par contre, essayez de venir tôt le matin car la horde de touristes de l’après-midi peut faire s’envoler cette magie.
 
Après quelques minutes à contempler le Trésor, nous nous dirigeons vers Necropolis avant de gravir le Djebel Al-Madbah où est installé le site sacrificiel.

Avant d’en arriver là, une longue marche est nécessaire et je vous conseille d’être bien préparé et bien équipé avant de vous lancer.
 
Pendant tout le trajet, on profite de la vue magnifique sur le reste du site, ce qui nous redonne quelques forces pour continuer l’ascension.
 
Quelques minutes plus tard, deux obélisques taillés à même la roche nous accueillent, nous signalant ainsi que nous sommes bientôt arrivés.
 
Le point de vue est magnifique et on ne cesse de contempler le paysage complètement éblouis par les tons rose et ocre de la roche.
 
Le plus dur est fait, il nous faut maintenant redescendre par l’autre versant du djebel (montagne) pour explorer le monument au Lion, la tombe du jardin, le triclinium et la tombe du soldat romain.



Le chemin est escarpé et nous nous faisons quelques frayeurs à plusieurs reprises. On rencontre une vieille dame édentée que nous avons du mal à comprendre … Pas facile sans les « t » et les « d » … Enfin bon, le discours est toujours le même, ils ont toujours quelque chose à vous vendre, bijou, sac, eau minérale, même des informations…

Bien que fatigués, nous continuons notre marche et redescendons vers le théâtre qui a été entièrement taillé dans la roche il y a plus de deux mille ans. Incroyable d’imaginer qu’il pouvait contenir plus de 3000 personnes… De sacrés bâtisseurs ces nabatéens !!!
 
Il est temps de faire une petite pause pour se restaurer mais tout est hors de prix sur place donc nous nous contenterons des quelques biscuits que nous avions chapardés à l’hôtel !
 
Avant de faire demi-tour, nous admirons les nombreux tombeaux taillés dans la roche, tous plus étonnants les uns que les autres.

Leur architecture est si subtile qu’il est parfois difficile de savoir si c’est l’homme ou la nature qui est responsable de certaines courbes dans la roche.
 
Nous avons vraiment été séduits par le site et avons hâte d’en découvrir un peu plus demain matin en espérant que la météo soit un peu plus clémente.



Samedi 31 décembre : Le Monastère
 
Pour notre deuxième journée à Pétra, nous décidons de faire route vers Al-Deir, le monastère de la cité antique.
 
Niché très haut dans les collines à l’extrémité du site, ce monument légendaire se mérite et il faut environ deux heures de marche depuis l’entrée pour y accéder mais ça nous donne l'occasion de repasser par le Siq et de revoir le Trésor sous ses plus beaux atours.

Le chemin est bien indiqué et contrairement à notre randonnée d’hier, il n’y a aucune chance de se perdre.
 

 



Le plus gros risque que nous prenons, c’est de finir renversés par un âne ou de marcher dans l’une de ses … selles. (Merci Astrid pour ta formulation bien plus polie que la mienne)

En effet, quelques touristes feignants préfèrent louer un âne pour accéder au site, compliquant ainsi l’ascension des plus courageux.
 
Quoiqu’il en soit, nos efforts se voient enfin récompensés lorsque nous apercevons la façade gigantesque de l’édifice dont les proportions sont nettement plus imposantes que celles du Trésor.





Néanmoins, il faut quand même avouer que la magie n’opère pas de la même façon. Al-Khazneh se dévoile progressivement au travers du Siq et la lumière matinale qui éclaire sa façade lui donne un côté mystique qui ne laisse personne insensible.
 
Mais revenons à nos moutons (ou nos ânes, c’est comme vous voulez).
 
Après avoir photographié le Monastère une bonne trentaine de fois, nous continuons notre route vers l’extrémité de la montagne pour nous rendre vers « La Fin du Monde » comme l’appelle les locaux.
 
De là, nous jouissons d’une vue extraordinaire sur les vallées et les déserts alentours. On peut même apercevoir Israël selon les dires de certains guides.
 
En plus, il fait très beau aujourd’hui, le ciel est bien bleu et nos photos devraient être plus belles que celles de la veille.
 
Après quelques minutes de pause bien méritées, nous redescendons dans la vallée par le même chemin et nous réalisons que nous avons bien fait de partir tôt car une horde de touristes commence à affluer.
 
Une fois arrivés en bas, nous visitons quelques uns des autres sites qui composaient alors le cœur de la cité mais ces monuments sont moins impressionnants, moins bien préservés et il y a surtout beaucoup trop de touristes.
 
Nous faisons alors un rapide repérage pour demain car nous souhaitons faire l’ascension du Djebel Umm al’ Amr (ne me demandez pas comment ça se prononce) pour atteindre le belvédère en surplomb du Trésor. Il parait que la vue est magnifique lorsque le soleil éclaire la façade … Ce qui signifie qu’il va falloir se lever tôt …
 
Voilà, il ne nous reste plus qu’à rejoindre notre hôtel pour nous reposer un peu, manger un morceau et reprendre des forces pour demain car nous découvrons petit à petit des muscles dont nous avions fâcheusement oublié l’existence.
 
Ce soir, c’est le réveillon du Nouvel An et nous n’avons encore aucune idée de ce que nous allons faire pour l’occasion. Sans doute allons-nous nous offrir un restaurant un peu plus haut de gamme que d’habitude et une petite bouteille de vin pour trinquer à cette nouvelle année qui s’annonce sous les meilleurs hospices.



Dimanche 1er janvier : Dernière visite de Pétra

Levé matinal aujourd’hui car il s’agit de notre dernier jour à Pétra et nous comptons bien en profiter au maximum.
 
Pour finir en beauté, nous comptons découvrir le Trésor de la cité sous un autre angle. D’après nos sources, il existe un passage peu emprunté à travers la montagne qui mène à un surplomb avec vue plongeante sur Al-Khazneh.
 
Nous partons de l’hôtel en compagnie de Didier, un photographe français de passage dans la région, avec qui nous partagerons cette journée mémorable.
 
Nous entrons sur le site vers 8h du matin avec cette sensation d’être seul au monde. En effet, la plupart des touristes ont du fêter la Nouvelle Année un peu trop bien et comme par magie, nous nous retrouvons tout seul face au Trésor avec une lumière magnifique et nous prenons alors nos aises pour obtenir les meilleurs clichés. C’est vraiment un pur plaisir de pouvoir profiter du site sans le bruit de la foule s’agglutinant à la sortie du Siq.

Après s’être émerveillés une bonne dizaine de minutes devant le monument, nous faisons route vers le passage secret. Après une première tentative infructueuse, nous débouchons enfin sur le bon passage.
 
Commence alors une longue marche à travers la montagne alternant marches escarpées et rochers instables. Arrivés en haut du djebel, nous profitons d’une vue magnifique sur le théâtre, éclairé par la douce lumière du matin… fantastique !!!

L’ascension est presque terminée et le chemin balisé laisse place à un sentier en pente douce. La roche nous offre une palette de couleurs incroyables allant du beige au rose en pensant par plusieurs nuances de tons ocres.
 
Finalement, après une quarantaine de minutes de marche et un petit peu d’escalade, nous arrivons sur la plateforme située en face, juste quelques mètres au dessus du Trésor. La vue est époustouflante … Je pense que les photos parlent d’elles-mêmes, je vous laisse apprécier.

 

Nous profitons alors de la chance qui s’offre à nous car nous sommes toujours seuls jusqu’à l’arrivée d’un groupe d’italiens quelque peu bruyants.
 
C’est pas grave, il faut savoir partager et nous leur laissons la place de bonne grâce.
Après cette première randonnée, nous décidons de continuer l’exploration de ce côté du site et sortant alors des sentiers balisés.
 
Les monuments, bien qu’étant moins grandioses, sont tout de même impressionnants et comme nous y sommes seuls, on se sentirait presque remonter le temps. On en vient à imaginer comment vivaient les différentes civilisations qui se sont succédées sur le site.
 
Après quelques minutes, nous arrivons à un point de vue magnifique où nous pouvons apprécier presque toute la cité sous un très beau soleil.

Nous continuons notre route jusqu’à ce qu’un gamin nous interpelle en nous disant qu’on ne suit pas la bonne route. On s’approche alors de lui et il nous propose alors de louer son âne … Trop dégoutté, notre route était bien la bonne et on est bien tombé dans le panneau LOL.
 
Après une petite pause bien méritée, nous sentons que nous avons repris des forces et nous proposons à Didier de le guider jusqu’au Monastère. Il parait que le coucher du soleil illumine la façade de celui-ci, lui conférant une couleur magnifique.

Après vérification, c’est chose vraie … C’est tout simplement splendide !
 
Il ne nous reste plus qu’à redescendre vers le centre de la cité pour profiter des derniers rayons du soleil illuminant les façades des tombeaux royaux.

Nous n’avions pas marché autant depuis très longtemps et la fatigue commence à se faire sentir, nous regagnons donc notre hôtel pour dîner et prendre une bonne douche … froide … Hé oui, pas d’eau chaude ce soir ! Vive le mode routard …
 
Demain, nous reprenons la route en covoiturage avec un couple d’allemands direction le désert du Wadi Rum sur les traces de Lawrence d’Arabie …




Lundi 2 janvier 2012 : Sur les traces de Lawrence d’Arabie dans le désert du Wadi Rum
 
Notre séjour à Pétra prend fin et c’est avec un petit pincement au cœur que nous quittons cette cité magnifique. Une chose est sûre, nous y retournerons un jour pour compléter notre visite.
 
En attendant, nous quittons notre superbe hôtel spécial « eau froide et salle de bain inondée » en compagnie de Marcel et Sarah, un couple de voyageur allemand avec qui nous partagerons cette expérience dans le Wadi Rum.
 
La journée s’annonce moins ensoleillée que la veille et c’est dans une véritable purée de poix que nous quittons Wadi Musa (la ville adjacente à Pétra).
 
Après quelques frayeurs au volant et quelques hésitations sur la route à emprunter, le temps s’éclaircit et nous arrivons dans la zone protégée du Wadi Rum et son désert magnifiquement décrit par Lawrence d’Arabie dans les sept piliers de la sagesse au début du XXème siècle :
 
« Les rochers étaient surmontés de dômes, au rouge moins écarlates que le flanc de la colline, plutôt gris et creux. Ils venaient compléter l’esprit d’architecture byzantine de cet endroit à la beauté irrésistible : cette procession dépassant l’imagination la plus fertile… Notre petite caravane en prit conscience et tomba dans un silence de mort, effrayée et honteuse d’étaler sa petitesse en présence de ces prodigieuses collines. »
 
C’est exactement ce qu’on ressent quand on se trouve au milieu de ces vallées…
 
Faute de temps et d’argent, la visite se fera aujourd’hui en 4X4. Nous rencontrons notre guide bédouin au village de Rum après le centre des visiteurs. Celui-ci n’est pas très bavard mais son fils Ilim nous amuse beaucoup, prenant plaisir à nous faire découvrir les secrets du désert.
 
Nous nous arrêtons tout d’abord au puits de Lawrence (Aïn Ash-Shallaleh), source d’eau naturelle utilisée depuis des millénaires par les caravanes voyageant entre la Syrie et l’Arabie.
Le chemin à travers la montagne étant dangereux, nous décidons de nous arrêter à mi-chemin mais la vue sur la vallée est quand même magnifique.
 

 
 
Une fois remontées dans le 4X4, nous nous dirigeons vers les dunes Al-Hasany dont la couleur rouge contraste à merveille avec la roche aux tons beige et gris.
 

 
 
Après avoir dévalé ces pentes, nous repartons en direction de la maison de Lawrence en passant devant des inscriptions nabatéennes.
 

Cette maison en ruine n’a rien d’exceptionnel si ce n’est qu’elle est la seule construction en dur de la région.
 
Après une courte pause pour déjeuner, nous nous rendons à Umm Fruth Rock Bridge, une arche rocheuse puis Little Rock Bridge, plus petite mais qui donne une vue splendide sur la vallée.
 

 
 
 

Après ces péripéties, Astrid demande au guide quand est-ce qu’il serait possible de boire un thé. Celui-ci improvise alors un petit feu de camp au milieu de la vallée et quelques minutes plus tard, nous sert un thé fumant délicieusement parfumé.
 
 
 
Nous jouons aussi avec son fils qui arrive à se divertir avec deux bouts de bois. On réalise alors que les bédouins se contentent de peu mais vivent tout de même une vie paisible et heureuse.
 
Après cette petite pause revitalisante, nous remontons nous faire chahuter dans notre 4X4 tout déglingué pour faire route vers Khazali Siq, sorte de canyon sec où on peut contempler des inscriptions (peintures et gravures) faites par les bédouins.
 
Le soleil est déjà bien bas et il est temps de regagner notre camp pour pouvoir admirer le coucher du soleil.
 

 

 

 

 

 
 
Pendant ce temps, les bédouins nous concoctent un succulent repas qu’Astrid attendait avec impatience. Au menu, des boulettes de viande, une sorte de riz pilaf et des légumes à couscous servi avec du pain fumant tout juste sorti du four.
 
 
Ce repas pris autour d’un feu sera plus que nécessaire car la nuit qui nous attend s’annonce froide … pardon, glaciale, la température sous la tente avoisinant le zéro degré.
 
Cette nuit fût dure, très dure car nous avons grelotté, peu ou pas dormi bien que nous nous soyons couchés tout habillés, avec un sac de couchage et deux grosses couvertures.
 
Une expérience unique … tout du moins nous l’espérons LOL !  Nous sommes quand même bien contents de l’avoir fait…
 
Demain, nous partons pour Aqaba au bord de la Mer Rouge où nous resterons quatre jours pour faire de la plongée et prendre un peu de repos.
 
Nous vous invitons donc à consulter prochainement la section Plongée en Jordanie en cliquant ICI.
 
Attention anecdote : Pour fermer la porte de notre tente en dur, nous avons utilisé notre superbe cadenas à code AS Adventure. Nous composons un code facile : 444 … histoire de ne pas l’oublier. Tout fonctionne bien au moment où nous faisons l’essai mais quelques heures plus tard, au moment d’aller nous coucher … Le cadenas ne s’ouvre plus … Nous sommes seuls au milieu du désert sans eau, sans nourriture, au milieu des scorpions … Bon OK, j’en rajoute peut être un peu mais on a quand même eu une petite frayeur jusqu’à ce que j’en ai marre, que je le torde dans tous les sens et qu’il casse … Pour une fois, je suis bien content de m’être fait avoir sur la qualité.
 
 
 
 


Du 3 au 6 janvier 2012 : Aqaba
 

Après une nuit éprouvante dans le désert, il est temps pour nous de prendre un peu de bon temps au bord de la mer.
Nous mettons donc le cap vers Aqaba au bord de la Mer Rouge, à quelques kilomètres à peine des frontières israélienne et saoudienne.
 
Nous avons réservé une chambre tout près des spots de plongée car c’est la principale raison de notre venue.
 
Pour voyager du Wadi Rum jusqu’à Aqaba, nous faisons appel aux services de Hamdan qui n’arrêtera pas de parler pendant le trajet. Nous connaissons toute sa famille avant même d’avoir ouvert la bouche.
 
Il est vraiment très sympathique et dévoué et nous referons appel à lui pour regagner Madaba.
 
Arrivés à l’hotel, on découvre une chambre minuscule et une salle de bain qui n’en est pas vraiment une … Il va falloir survivre là-dedans pendant 4 nuits … C’est pas gagné !!! Heureusement que le propriétaire nous a bien accueilli et nous finissons quand même par nous installer.
 
Nous profitons de notre première après-midi sur place pour repérer les lieux et choisir un club de plongée.
 
Après avoir hésité un petit peu, nous faisons finalement confiance au club de l’hôtel bien que le matériel ne soit pas vraiment tout jeune… Le prix quant à lui est imbattable … 25 euros la plongée avec la location d’une partie du matériel (détendeur, gilet, combinaison).
 
Le lendemain, nous chaussons nos palmes pour une première plongée et je vous renvoi donc à la section « Plongée » en cliquant ICI.
 
Mis à part la plongée, il n’y a pas grand-chose à faire dans la région (surtout en hiver) et nous sommes finalement déçus d’être venus (vous remarquerez au passage que nous n’avons pas illustré nos propos comme d’habitude). De plus, le rapport qualité-prix est vraiment médiocre donc nous décidons finalement d’écourter notre séjour… Une destination qui ne restera pas dans les annales … ça fait aussi parti du voyage !
 
Nous repartons donc le 6 janvier pour Madaba (à nouveau) qui sera notre camp de base pour découvrir les « Châteaux du Désert ».

 


 

Samedi 7 janvier : Les Châteaux du Désert
 
Aujourd’hui, nous faisons route vers les châteaux du désert en direction de la frontière iraquienne.
 
Notre chauffeur du jour s’appelle Jihad et il est au petit soin avec Astrid (qu’il surnomme rapidement « The Queen », la reine).
Il lui ouvre la portière à chaque arrêt, lui propose des friandises… Un vrai gentleman, j’ai intérêt à le garder à l’œil.

Après avoir contourné Amman, la capitale, et ses embouteillages, nous arrivons rapidement au milieu d’une étendue totalement déserte. Il n’y a pas l’ombre d’un dromadaire à des kilomètres à la ronde. Seuls les poteaux électriques viennent interrompre l’horizon bleu et sable.
 
Nous faisons alors un premier arrêt à Qasr Kharana qui ressemble à s’y méprendre à une forteresse et qui inspirera le nom de « château du désert ». Cette dénomination est relativement inexacte car cet édifice ne pouvait pas être une place forte car les tours ne sont pas creusées et les meurtrières ne pouvaient accueillir d’archers. Elles servaient en fait à faire circuler l’air et la lumière dans l’édifice.
 
Apparemment, cette construction était utilisée comme lieu de réunion entre l’élite de Damas et les bédouins locaux.



Après avoir visité le château dans les moindres recoins sans rencontrer d’autres touristes, nous reprenons la route pour Qusayr Amra, le deuxième château.

Celui-ci ne paye pas de mine et ressemble plus à un décor de Star Wars qu’à un véritable château. Pourtant celui-ci est classé au patrimoine mondiale de l’Unesco car il s’agit d’un des châteaux les mieux conservés de l’ère omeyyade et de plus, il recèle des fresques du VIIIème siècle qui ont la particularité assez unique de représenter des scènes un peu olé-olé…

Selon certains historiens, c’est seulement dans l’immensité reculée du désert que les califes s’adonnaient aux plaisirs terrestres sans crainte d’enfreindre les principes de l’Islam.
 
Après avoir contemplé ces fresques, nous repartons pour Qasr Al-Azraq, notre dernière étape. Il nous faut alors choisir une direction … l’Iraq ou l’Arabie Saoudite ? Réponse : L’Iraq … Mais rassurez-vous, la frontière est à 200 km de là !!!

Azraq est un fort où Lawrence d’Arabie a passé l’hiver 1917-1918 lors de la révolte arabe contre les turcs.
 
Franchement, on ne peut pas dire qu’il soit gâté côté logement car on a vu sa maison dans le désert du Wadi Rum … en ruine et sa chambre dans ce fort ne vaut guère mieux.
L’édifice trônait autrefois au milieu d’un oasis luxuriant mais celui-ci a été mis à sec pour étancher la soif des habitants d’Amman la capitale.

Maintenant, il ne reste plus que quelques arbres secs au milieu de la poussière… Espérons qu’ils en tireront les leçons dans le futur avec les autres sources d’eau.

Voilà, il est maintenant temps d’aller se restaurer … Nous prendrons plaisir à déguster un bon chawarma (deux pour Nico) dans un petit snack qui ne paie pas de mine mais alors qu’est-ce que c’était bon …
 
Jihad nous proposera ensuite quelques sucreries en guise de dessert, un délice. Une chose est sûre, ce n’est pas en Jordanie que nous allons perdre du poids.
 
Il est maintenant temps de faire demi-tour et ainsi s’achève (avec un petit pincement au cœur) notre dernière excursion en Jordanie…
 
Demain, nous prenons l’avion pour le Sri Lanka vers de nouvelles aventures … D’ailleurs, nous n’avons toujours pas nos visas … Oups !


 

 
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