Bulles du Bout du Monde
Notre Tour du Monde de la Plongée
 
 




Le Sri Lanka

Nous avons trouvé au moins 7 bonnes raisons de visiter l'ancienne Ceylan :

 1) Le Bouddhisme et les cités anciennes du Triangle Culturel

 2) L'observation des éléphants, léopards, macaques, buffles etc ...

 3) Des plages paradisiaques et des sites de plongée encore peu fréquentées

 4) Les paysages montagneux extraordinaires et les plantations de thé du centre de l'île

 5) Les bienfaits de la médecine ayurvédique

 6) Le sourire immaculé des Sri Lankais

 7) Un pays qui panse ses plaies après une guerre civile et un tsunami dévastateur

Allons voir de nos propres yeux si la "larme de l'Inde" est devenue la "perle" du sous-continent.
Après tout, Sri Lanka signifie "île resplendissante" ...


 


 

Dimanche 8 et Lundi 9 janvier 2012 : Le jour le plus long
 
Ça y est, le moment est venu de quitter le Jordanie pour découvrir le Sri Lanka. Nous garderons en tête de merveilleux souvenirs de notre séjour, la beauté des sites, la gentillesse des jordaniens et la nourriture délicieuse (avec une mention spéciale pour les chawarmas à 1 dinar du Al-Arabi de Pétra).
 
Notre vol étant prévu à 19h15 et n’étant qu’à une trentaine de minutes de l’aéroport, nous prenons allégrement notre temps, histoire d’arriver dans de bonnes conditions.
 
Histoire d’avoir l’esprit tranquille, je consulte notre dossier sur Zip World (l’agence de voyage qui nous a vendu les billets Tour du Monde) et là, catastrophe … Notre billet électronique a été annulé par Royal Jordanian, la compagnie responsable de notre prochain vol !!!
 
Bien entendu, impossible de joindre l’agence de voyage en France car nous sommes dimanche… La journée s’annonce mouvementée.
 
Nous faisons appel au réceptionniste du Mariam hotel (notre lieu de villégiature à Madaba et notre hébergement préféré en Jordanie) qui se charge de contacter la compagnie aérienne.
 
Une interlocutrice lui explique alors que l’agence de voyage n’a pas confirmé notre présence sur ce vol dans le délai (c'est-à-dire 48h avant le départ) et par conséquent, notre ticket a été annulé et notre place vendue à quelqu’un d’autre … Grosse montée d’adrénaline … On décide alors de se rendre malgré tout à l’aéroport d’Amman pour « négocier » avec le responsable des ventes.
 
Une fois sur place, nous passons d’agents en agents sans avoir de réponse définitive. Nous resterons plus d’une heure dans l’expectative avant qu’on nous annonce que deux places se sont libérées … Pfiu, la pression redescend peu à peu, on fait le check-in des bagages en vitesse, nos pulsations cardiaques sont encore à 120 battements par minute… Quel stress !!! Vive Zip World …

Commence alors une attente interminable, sept heures avant le décollage de l’avion (qui aura 30 minutes de retard grâce à un groupe de retraités français … no comment) puis 6h30 de vol jusqu’à Colombo, capitale du Sri Lanka.
 
Autre facteur de stress, pour ceux qui ne le savent pas, depuis le 1er janvier 2012, il faut se procurer une autorisation électronique pour pénétrer sur le territoire sri-lankais. Nous avons fait notre demande le 3 janvier car il faut 24 heures pour obtenir une confirmation.
 
Encore une fois, pas de bol, nous n’avons pas réussi à obtenir le visa avant le départ mais nous sommes partis malgré tout sans savoir à quelle sauce nous serions mangés par les services d’immigration.
 
Donc, une fois arrivés à Colombo, nous sommes gentiment conduits au bureau du responsable de l’immigration avec qui nous discuterons une bonne demi-heure pour lui expliquer que nous sommes de bonne foi… Il finit par nous dire que tout est en ordre mais qu’il faut repasser devant le douanier … Entre temps, une file interminable est apparue et il nous a fallu à peu près 45 minutes pour obtenir le visa définitif.
 
Le précieux sésame en poche, nous pouvons enfin récupérer nos bagages … soulagés.
 
Le hic, c’est qu’avec tous ces rebondissements, nous n’avons même pas pris de décision pour savoir où se poser pour commencer notre périple. Sigiriya et le Triangle culturel ? Kandy et la région montagneuse ? Hikkaduwa et les plages du Sud ? Aucune idée et à la sortie du terminal, on se laisse complètement portés par les évènements, abasourdis par le vacarme de la circulation (à 6h du matin).
 
Entre les taxis, les tuk-tuk et les bus, on peut dire que l’organisation est des plus chaotiques. Peu importe, on suit un groupe de francophones qui a l’air de connaître les bonnes combines pour rejoindre la gare routière de Colombo à moindre frais (première erreur, vous comprendrez pourquoi un peu plus loin).
 
Commence alors une course infernale entre les bus, les taxis et les tuk-tuk qui slaloment, klaxonnent, pilent brusquement … Après notre nuit blanche, nous avons complètement hallucinés et nous sommes demandés plusieurs fois où nous avions atterris.
 
Peu importe, il faut se ressaisir, nous sommes enfin arrivés à la gare routière et sommes bien décidés à ne pas reprendre de bus tellement c’est dangereux et inconfortable … Peut-être que le train nous réussira mieux (deuxième erreur).
 
Nous prenons alors un tuk-tuk de la gare routière à la gare des trains. On négocie 250 rupiahs pour nous deux et nos quatre sacs … On est content sur le coup mais on se rendra compte plus tard que nous nous sommes fait arnaqués (peu importe, ça ne fait que 1,7€ LOL).
 
Après une course épique et quelques frayeurs, nous arrivons à la gare mais nous ne savons toujours pas où aller. On est plutôt partant pour commencer par le nord pour ensuite redescendre en traversant les montagnes.
 
Compte tenu de notre état de fatigue, nous choisissons la destination la plus proche qui s’avère être Kandy, l’ancienne capitale cinghalaise.
 
Nous achetons nos billets deuxième classe pour une bouchée de pain (1,30€) et nous voilà partit pour une heure et demi d’attente sur le quai sous une chaleur et une moiteur accablante.
 
Comme à son habitude, Astrid commence à avoir faim et sommeil donc je vous passe les détails mais le trajet s’annonce plutôt tendu.
 
Entre temps, nous nous faisons alpaguer par un rabatteur plutôt collant qui voulait nous vendre un circuit avec taxi et chauffeur pour 60$ par jour … Je lui ai calmement expliqué que nous n’avions que 50$ à dépenser par jour et il s’est alors rabattu sur sa guest house dont il nous a vanté les mérites. Nous acceptons de rencontrer son contact sur place car nous n’avons pas de réservation et aucun moyen de locomotion arrivés à Kandy.
 
A 10h15, nous montons enfin dans le train. Notre rabatteur a eu la gentillesse de sauter dans le train en cours de route pour nous réserver des places assises … heureusement car le train s’avèrera être bondé et le trajet plutôt pénible.
 
Bref, après le départ, le train s’arrête toutes les cinq minutes pour desservir des stations qui n’existent même pas … genre au milieu d’un champ… donc nous mettrons 4h pour parcourir 120km, je vous laisse faire le calcul !!!
 
Le paysage est magnifique mais notre état de fatigue ne nous permettra pas de l’apprécier à sa juste mesure. Ce ne sera que partie remise car nous traverserons les montagnes plus tard dans la semaine.
 
Arrivés à Kandy, le gérant de la guest house nous aborde et nous montons à 4 personnes plus nos 4 sacs dans un tuk-tuk. Astrid qui est alors assise sur mes genoux fait une prière à chaque virage et supplie le chauffard de rouler doucement, ce qu’il ne fera pas bien entendu.
 
Dix minutes plus tard, nous arrivons à la guest house qui nous parait correcte pour le prix donc nous nous y installons.
 
Après une bonne douche revitalisante et décrassante, nous partons faire un premier repérage du centre ville.
La circulation est infernale, c’est à peine imaginable, on dirait qu’ils ne tiennent vraiment pas à la vie.
 
On se pose à un café pour reprendre quelques forces et nous rentrons à l’hotel en cherchant un endroit où dîner (souper) ce soir.
 
Nous trouvons un petit resto sympa dans une guest house où nous rencontrerons Marian et Yang, deux filles super sympas venant respectivement de Suisse et de Chine.
 
Demain, nous avons prévu de visiter avec elles une partie du Triangle culturel : Sigiriya et Dambulla.
 
Voilà, vous connaissez le sujet de notre prochain article, il ne nous reste plus qu’à aller nous coucher pour récupérer notre déficit de sommeil.
 
Ha oui, si vous avez lu cet article attentivement, vous devriez vous interroger sur nos « deux erreurs »…
 
En fait, nous aurions pu aller de l’aéroport à Kandy en 3 heures au lieu de 8 si nous avions pris le bus aéroport => Kandy à la sortie du terminal.
 
Au lieu de ça, nous avons pris le chemin le plus long et le plus fatiguant … mais ces aléas font partis du voyage et resterons un bon sujet de rigolade.

 


 

Mardi 10 janvier : Sigiriya et Dambulla, les cités anciennes
 

Après une nuit un peu courte, nous rejoignons Marian et Yang à leur guest house. Aujourd’hui, nous partagerons un taxi pour visiter Sigiriya et Dambulla, deux sites du Triangle culturel.
 
Pour rejoindre Sigiriya, il nous faudra deux bonnes heures de route. Difficile de se concentrer sur les paysages magnifiques qui s’offrent à nous car la conduite au Sri Lanka est des plus « sportives ». Les jordaniens font pâle figure à côté des sri lankais …
 
Malgré quelques petites frayeurs, nous arrivons devant le « Rocher » de Sigiriya. Il s’agit d’un bouchon de lave d’un volcan éteint érodé d’une hauteur de 370 mètres … impressionnant ! Celui-ci est parcouru de nombreuses cavités que nous découvrirons lors de notre ascension.

 


 

Après avoir traversé les jardins d’eau et pris quelques photos au pied du monument, nous commençons l’ascension sous une chaleur torride. Après avoir grimpé quelques dizaines de marche, nous arrivons au premier niveau où sont disposé des jardins en terrasse.
 
Quelques minutes plus tard, nous arrivons à un premier surplomb où nous pouvons admirer des fresques extrêmement bien conservées. Celle-ci représente selon la croyance commune les concubines du roi Kassapa.

Après avoir admiré les fresques un peu olé-olé (tiens ça me rappelle quelque chose), nous passons devant le "mur des miroirs", sorte de mur poli où sont inscrits de vieux graffitis du VIème au XIVème siècle et à partir desquels les archéologues ont pu en savoir plus sur cette période, notamment au niveau linguistique et culturel.

Puis nous passons sur une petite passerelle accroché à la paroi rocheuse à plusieurs dizaines de mètres au dessus du sol.

Nous arrivons ensuite sur un étage intermédiaire où sont regroupés les moines que nous avions croisés plus tôt. Ils se prêtent gentiment à une petite séance photo tout en rigolant.



Nous apercevons également quantité de singes plus malins les uns que les autres et Astrid trouvera leur coupe au bol génialissime… Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.
 
Vient ensuite l’ascension finale du rocher, plus qu’un petit effort pour profiter d’une magnifique vue panoramique sur les jungles alentours … On se sent vraiment tout petit à ce moment là.
 
Au sommet, on distingue les fondations d’un prétendu palais mais la nature de cette ancienne construction est toujours à l’étude, elle évoquerait plutôt une terrasse close réservée à la méditation.

Nous redescendons ensuite le rocher pour rejoindre notre taximan. En chemin, un rabatteur insistera lourdement pour nous raccompagner (alors qu’il n’y a qu’un chemin possible) sans oublier de nous amener chez ses potes qui vendent tout et n’importe quoi… Nous lui laisserons à contrecœur un petit billet mais faut quand même pas charrier. Nous sommes au Sri Lanka depuis deux jours et nous en avons déjà un peu marre de la mendicité.
Petite pause au bord de la route pour déguster un petit rice and curry. Rien d’extraordinaire, il n’est même pas épicé…
 
Ensuite, nous faisons route vers Dambulla pour visiter le temple du rocher royale.
 
Il s’agit de grottes où le roi Valagambahu se réfugia au 1er siècle avant J-C, chassé d’Anuradhapura.
Ayant regagné son trône par la suite, il décida de transformer ces grottes en temple troglodyte.
Les cinq grottes accueillent quelques 150 représentations de bouddha.



Le site est largement squatté par des singes plus malins les uns que les autres. Nous sauverons d’ailleurs la mise à un couple qui a eu la mauvaise idée de laisser trainer leurs affaires.

Après la visite, nous déposons Yang à sa guest house à Dambulla et reprenons la route avec Marian en direction de Kandy.
 
Pendant le dîner, nous déciderons de suivre Marian à Ella, de l’autre côté de la région montagneuse où nous passerons quelques jours pour faire un peu de randonnée et visiter les plantations de thé.




Mercredi 11 janvier : De Kandy à Ella
 
Après une petite grasse matinée, nous rejoignons Marian au bord du lac de Kandy pour attendre le taxi qui nous conduira jusqu’à Ella.

Le voyage s’annonce assez long car la circulation est assez difficile (et dangereuse) dans la région montagneuse.
 
En chemin, nous ferons un stop près de la cascade de Ramboda puis une petite visite de la fabrique de thé Blue Field près de Nuwara Eliya.

Après plus de sept heures de route, nous arrivons enfin à Ella où nous passerons une super soirée avec Marian à siroter une bière locale (Lion Beer) pas mauvaise du tout.
 



Jeudi 12 janvier : Little Adam’s Peak
 
Aujourd’hui, nous quittons notre équipière suisse qui continue seule son périple vers Tangalla.
Quant à nous, il nous faut trouver une autre guest house car celle de la veille est hors de prix.
Nous trouvons une chambre dans un établissement un peu moins luxueux mais ça fera bien l’affaire pour une nuit. Nous en profitons pour donner notre linge à laver car il est plus que temps… ça commence à sentir le faisan dans mon sac à dos.
 
Après un déjeuner perturbé par les moucherons, nous décidons de faire l’ascension du Little Adam’s Peak. Cette randonnée d’une heure trente est plutôt facile et a le mérite de nous faire traverser une belle plantation de thé.

En chemin, nous rencontrons la population tamoule qui est vraiment très pauvre. Les enfants ont à peine trois ans mais connaissent déjà les mots-clefs en anglais « Photo, photo » et « Money, money ».
Les femmes travaillant dans les plantations se proposent aussi de poser en photo contre un petit billet.

Dans cette région du Sri Lanka, les tâches les plus dures comme la cueillette des feuilles de thé sont quasiment toutes faites par les femmes tamoules qui gagnent l’équivalent de 5 dollars par jour. En chemin, nous verrons même ce qui ressemble à un petit bidonville perché au milieu de la montagne …
 
Nous poursuivons notre marche vers le sommet d’où nous profiterons à nouveau d’une magnifique vue… C’est fou, ce pays est encore plus vert que la Normandie !

En redescendant, nous croisons un chauffeur de tuk-tuk qui propose de nous emmener à la cascade de Rawana. J’entame les négociations avec lui sur le prix de la course mais pas moyen de faire descendre le prix… C’est un sacré têtu ! Nous nous acquitterons finalement des 700 rupiahs (presque 5€) demandées pour rejoindre le site.
 
Nous descendons donc la montagne moteur arrêté (au Sri Lanka, il n’y a pas de petites économies) jusqu’à la cascade qui n’a vraiment rien d’exceptionnel.

Déçus, nous n’avons plus qu’à remonter à Ella pour retirer du cash et prendre quelques renseignements à la gare pour rejoindre Haputale dès demain.
Nous voyagerons en 3ème classe, très certainement debouts mais le trajet n’est pas très long (45 min) ni très cher (0,17€ … oui vous avez bien lu).
Bon, il est temps d’aller se mettre sous notre moustiquaire trouée car les moustiques se mettent à table.




Vendredi 13 janvier : Balade en train d’Ella à Haputale
 
Après une nuit difficile (une de plus) dans une guest house miteuse, nous décidons de lever le camp pour nous rendre à Haputale qui se trouve à une quinzaine de kilomètres de là…
 
En fait, se rendre à Haputale n’est qu’une excuse pour emprunter le train et profiter du paysage splendide entre les deux villes.
 
Pour cela, nous embarquons en 3ème classe pour nous mêler un peu plus à la population locale et surtout aux enfants qui n’arrêteront pas de nous dévisager et de nous sourire durant le trajet.
 
Le train roule à une allure très lente et mettra une bonne heure pour avaler les quinze kilomètres séparant les deux villes.
 
Tant mieux, nous pouvons alors nous pencher en dehors du wagon pour prendre des photos et s’en mettre plein les yeux.





Nous traverserons des plantations de thé, des forêts denses et humides, passerons près de chutes d’eau et auront l’occasion de voir les tamouls travailler dans les champs.
 
Le trajet fût des plus agréables même si les sri lankais ont la fâcheuse habitude de chiquer et racler le fond de leur gorge…
 
Une fois arrivés à la gare, nous suivrons un rabatteur jusqu’à son auberge … comme par hasard, celle-ci sera complète et il nous guidera « gentiment » jusque chez son ami, dans une guest house qui a l’air bien moins confortable.
 
Pas de doute, ce sont de sacrés filous mais ça fait parti du jeu et nous apprenons petit à petit de nos erreurs.
 
Le reste de la journée sera consacré au repos car nous avons vraiment mal dormi la nuit précédente. De plus, nous décidons de prendre un peu de temps pour nous organiser un peu plus car nous avons vraiment besoin de confort après tout nos périples.
 



 

Samedi 14 janvier : En route vers le sud
 
Les nuits se suivent et se ressemblent et nous sommes quelque peu remontés ce matin.
Ça y est, c’est décidé, on regagne le littoral pour s’octroyer un peu plus de confort et se poser un peu au bord de l’océan Indien.
 
Nous prenons donc un bus local vers Wellawaya où nous prévoyons de changer de bus pour rejoindre Tangalla qui sera alors notre lieu de villégiature pendant quelques jours.
 
Nous avons de la chance car nous sommes les premiers à monter dans le bus. Quelques minutes plus tard, celui-ci sera bondé et plusieurs personnes auront à rester debout pendant plusieurs dizaines de minutes, se cramponnant du mieux qu’ils peuvent. Plus les jours passent et plus les chauffards que nous croisons sur la route sont dangereux.

De plus, le bus local s’arrête toutes les deux minutes et nous mettrons près de deux heures pour faire les vingt kilomètres… Décidemment, nous passons un peu trop de temps dans les transports.
 
C’est donc complètement cassés que nous arrivons à Wellawaya pour changer de bus.
 
Encore une fois, il n’y a que des bus locaux totalement bondés pour rejoindre Tangalla et nous baissons alors un peu les bras car nous sommes vraiment fatigués…
 
C’est alors que nous croisons deux couples suisses charmants (Jane-Lyne et Jean-Marc d’une part et Erika et Rolf d’autre part) avec qui nous décidons de partager un taxi van pour rejoindre Tissa. De là, nous pourrons reprendre un bus pour Tangalla.
 
Le trajet est bien plus confortable et en cours de route, nous décidons de changer nos plans pour les suivre à Tissa qui est le point de départ incontournable pour les safaris dans le Parc National de Yala.
 
Même si cette activité est un peu hors budget pour nous, il serait dommage de passer à côté et nous risquerions de le regretter.
 
Nous décidons donc de suivre nos camarades suisses jusque bout et terminons notre course à Kirinda, une petite ville au bord de l’océan Indien à dix kilomètres de Tissa.
 
Ici, les locaux n’ont pas l’air d’avoir croisé beaucoup de touristes et on se sent même un peu gênés tellement on nous dévisage.



Nous nous installons (une fois de plus) dans une auberge « modeste » où les matelas ne font pas plus de 4 cm d’épaisseur et où les fourmis ont élu domicile dans la salle de bain… ça fera bien l’affaire pour une nuit.
 
Nous dînons tranquillement avec nos amis, partageant nos histoires et anecdotes de voyageurs jusqu’à ce qu’on réalise que nous avons des connaissances en commun !!!
 
Hé oui, Jean-Marc connaît très bien Pierre, le père d’Isabelle (une amie suisse) que j'ai rencontrée au Japon et chez qui j’ai passé un merveilleux week-end il y a un an et demi … Le monde est petit comme on dit !!! J'en profite pour saluer Isa et Ben qui ont largement inspiré ce que nous sommes en train de vivre ... Un grand merci et j'espère qu'on se croisera très bientôt :)

Après une courte soirée sur la terrasse de la guest house, nous partons nous coucher de bonne heure car nous avons rendez-vous avec notre chauffeur et guide à 5H30 pour le safari dans le parc de Yala.
 


 

Dimanche 15 janvier : Safari et cocotiers
 
Je vous passe les détails de la nuit atroce que nous avons passée. Nous nous levons un peu avant 5H tout courbaturés mais enthousiaste car la journée s’annonce legend … wait for it … dary.

En effet, nous allons faire un safari dans le parc de Yala à la recherche des léopards, buffles, éléphants et autres oiseaux en tout genre.
 
Nous entrons dans le parc avec un magnifique lever de soleil, le temps est magnifique et nous allons pouvoir en profiter au maximum.

Notre chauffeur et guide a l’œil partout, il nous montre les animaux cachés, s’arrête silencieusement et nous laisse prendre nos photos à notre aise.
 
Grâce à lui, nous verrons quantités de buffles d’eau, des phacochères, des mangoustes, des paons, des crocodiles, des antilopes et des dizaines d’oiseaux plus colorés les uns que les autres et cerise sur le gâteau, nous verrons un léopard se prélassant sur un rocher parfaitement placé pour profiter du lever de soleil … ça vaut le coup d’être le maître des lieux.

















Nous sommes chanceux car d’après le guide, il n’y a pas plus de dix léopards dans le parc qui couvre plus de 120000 hectares.

Il ne nous reste plus qu’à voir un éléphant (Astrid préférerait un éléphanteau mais elle commence à faire sa fine bouche). Le guide fera alors de son mieux, appelant tous ses amis du parc pour réussir à nous les montrer.
 
Malheureusement, ces recherches seront infructueuses et nous repartirons sans avoir vu le pachyderme.
 
Mais ce n’est qu’un détail car en plus de la faune merveilleuse, nous avons pu profiter d’un décor splendide, le parc à lui seul mérite le détour car il combine marécage, jungle épaisse et forêt dense… Que du bonheur !

Nous repartons donc tous heureux et plein d’images en tête. Sur le chemin du retour, nous croiserons des éleveurs de buffles sur le bord de la route avant de rejoindre notre guest house à quelques kilomètres de là.

Après le safari, nous restons groupés pour rejoindre Tangalla à 1H30 de bus de Tissa. Le voyage se passe sans accroc et nous serons tous assis grâce à la gentillesse des sri lankais qui cèderont volontiers leur place aux dames.
 
Arrivés à destination, nous prenons un tuk-tuk pour se rapprocher de la plage où nous trouverons un bon petit restaurant les pieds dans l’eau … ça y est, nous allons pouvoir nous détendre un peu.

Nous quittons nos amis suisses avec qui nous avons passé d’agréables moments pour rejoindre notre hôtel … Le bungalow à vingt mètres de la plage est juste paradisiaque avec tout le confort dont nous rêvions.
 
A peine arrivés, nous enfilons nos maillots et profitons tout de suite de l’océan … Ha qu’il fait bon de se baigner dans une eau à 28°C avec vue sur les cocotiers … Quel temps fait-il en Belgique et en France ???
 
Allez, j’arrête de vous taquiner et vous donne rendez-vous prochainement pour de nouvelles aventures.



 

Du 16 au 18 janvier 2012 : Quelques jours de repos au paradis
 
Après quelques jours passés à crapahuter en montagne où le confort était plus que sommaire, nous commençons à être un peu fatigués. Nous ressentons alors le besoin de nous poser quelques jours au bord de l’océan, à Tangalle, pour profiter des vagues et d’un peu plus de confort.
 
Nous passerons notre première nuit dans un bungalow tout en bois à quelques pas d’une petite crique paradisiaque.

La plage est immaculée et les vagues sont juste parfaites pour s'amuser et se faire chahuter...
 
Pour les nuits suivantes, nous réservons un bungalow de l’autre côté de la ville. L’océan est plus agité de ce côté-là mais nous nous sentons seuls au monde. Nous n’entendons que le bruit des vagues et des oiseaux.

Le bungalow est littéralement posé sur la plage d’où nous profitons d’un magnifique coucher de soleil.

Le jour suivant, nous rejoignons nos amis suisses qui ont élu domicile à quelques centaines de mètres de là. Nous longeons donc la plage à la nuit tombée avec nos lampes frontales. Le soleil se couche alors brusquement et nous nous retrouvons presqu’encerclés par la lagune avant de retrouver nos amis au restaurant en bord de plage… Ambiance décontractée et serveur au petit soin … Que du bonheur ! Attention toutefois à ne pas s’habituer au luxe car nous vivons en ce moment au dessus de nos moyens.
 
Après avoir partagé un rice and curry délicieux, nous quittons nos amis pour rejoindre notre bungalow en tuk-tuk et profiter d’une nuit reposante.
 
Le lendemain, journée consacrée au farniente avec un petit brunch en bord de mer, œufs brouillés, plateau de fruits frais (ananas, papaye, petite banane…), toast, confiture et du thé sri-lankais délicieux.





Une petite sieste à l’ombre pour éviter les coups de soleil et nous décidons alors d’affronter les rouleaux. Nous finirons complètement lessivés (au sens propre comme au sens figuré) et ramènerons avec nous une partie de la plage (dans nos maillots de bain évidemment).

Il ne nous reste plus qu’à nous reposer tranquillement en attendant le dîner et profiter une dernière fois du coucher de soleil sur cette plage magique.



Demain, nous reprenons la route, les bus locaux et retrouverons probablement un confort plus … sommaire :’(




Jeudi 19 janvier 2012 : Du Paradis à l’Enfer

Après quatre jours de rêve à Tangalle dans notre bungalow luxueux, c’est avec un pincement au cœur et le ventre vide que nous reprenons la route vers Galle au sud ouest de l’île.

Comme d’habitude, pas de planning et pas de réservation.

Nous avons pris l’habitude de nous laisser guider au gré des rencontres (bonnes ou mauvaises) et comme il est maintenant temps de se rapprocher de l’aéroport de Colombo, nous mettons le cap vers l’ouest…

Notre chauffeur de tuk-tuk nous dépose en ville près de la station de bus. Nous demanderons alors à plusieurs reprises quel bus emprunter pour aller à Galle mais nous obtiendrons des informations contradictoires … Pour couronner le tout, toutes les inscriptions sont en cinghalais et c’est l’anarchie totale. Pas évident de s’y retrouver…

Finalement, nous réussissons à monter dans un bus local en partance pour Colombo et qui doit normalement s’arrêter à Galle … Il s’agit maintenant d’être attentifs et de ne pas rater l’arrêt.

Le bus est étonnamment lent et nous mettrons (une fois de plus) deux heures pour faire 76 kms … C’est vraiment l’enfer les transports dans ce pays …

Une fois à Galle, nous avons trente secondes pour prendre nos quatre sacs et sauter hors du bus qui ne s’arrêtera même pas … J’arrive tant bien que mal à sortir de là mais Astrid restera sur le marchepied car le bus reprend de la vitesse…

Elle a beau demander l’arrêt du bus et j’ai beau faire de grands signes au chauffeur, celui-ci ne s’arrêtera que quelques centaines de mètres plus loin…

Heureusement, Astrid est facilement reconnaissable au milieu de la population locale et nous nous retrouvons à l’entrée du fort de Galle.

A peine rentrés dans la ville, les chauffeurs de tuk-tuk nous sautent dessus pour nous dire que tous les hôtels sont pleins à cause d’un festival de Littérature (perso j’ai vu personne le nez dans un bouquin dans ce pays mais soit) et l’un d’eux nous propose d’aller à quelques kilomètres de là à Unawatuna, en bord de mer.

Fatigués et accablés par la chaleur, nous accepterons un peu malgré nous sa proposition et nous voila partis chez un de ses potes. L’hôtel n’est pas vraiment séduisant mais ça fera l’affaire pour une nuit. On se fait quand même la promesse de ne plus se faire avoir comme ça …

Après avoir posé nos affaires, on fait un petit repérage des lieux en maillot de bain. Après tout, la plage est à vingt mètres de la chambre et on a bien besoin de se rafraichir.
A peine le pied posé sur la plage, on se rend compte que nous avons fait une erreur. Nous sommes entourés d’allemands et de russes bedonnants qui ne trouvent rien de mieux que de siroter leur bière en se trempant le c%l dans l’eau, la bouteille posée sur leur gros bide. Ça nous refroidit quelque peu et on décide de faire une petite balade sur la plage où nous découvrirons plein de poissons morts échoués sur la plage … C’est décidé, demain, on remballe nos sacs et on s’en va.

Comble de l’horreur, le resto de la plage, situé à dix mètres de notre chambre, sort des enceintes géantes et balance une musique assourdissantes jusqu’à deux heures du matin… Vous l’aurez compris, il s’agit bien là d’une mauvaise étape et pour conclure, je n’aurai qu’une chose à dire : FUYEZ UNAWATUNA !!!




Du 20 au 22 janvier 2012 : farniente et plongée à Hikkaduwa

Après ces quelques mésaventures, nous repartons en direction d’Hikkaduwa sur la côte sud-ouest où nous avons prévu de faire quelques plongées.

Après dix minutes de tuk-tuk et une heure de bus, nous posons nos valises dans une petite guest house à l’écart de la route principale et profitons de l’après-midi pour faire du repérage.

Nous trouvons un club de plongée pas très loin de notre guest house, le staff a l’air sérieux et les prix sont plutôt raisonnables (25€ la plongée tout compris) donc nous nous inscrivons pour deux plongées consécutives le lendemain.

Durant le reste de la journée, nous visitons un peu la ville qui se résume à une route bruyante qui longe la plage.

C’est un peu dommage que les bâtiments soient si proches de l’océan mais au moins, on peut dîner les pieds dans l’eau.

En face d’un hôtel immense, un groupe de touristes russes encercle une pauvre tortue qui peine à nager au milieu des coraux morts dans cinquante centimètres d’eau… Encore un endroit un peu trop touristique à notre goût mais gardons à l’esprit le but de notre visite : la plongée.

Le lendemain, nous nous rendons au club pour deux plongées consécutives dans la matinée. Je vous laisse cliquer ICI pour plus de détails. Veuillez noter que les photos ne sont pas les nôtres car nous n’avons malheureusement pas bénéficié d’une visibilité extraordinaire.

Sur le bateau, nous faisons la connaissance de Patrick avec qui nous sympathiserons. Le soir venu, nous irons dîner avec lui et sa compagne Carole dans le restaurant le plus kitsch de la ville.

La nourriture n’est cependant pas mauvaise du tout et nous passerons un agréable moment.

Le lendemain, journée farniente et préparatifs pour notre prochaine étape : la Thaïlande.

En effet, depuis que nous avons quitté Tangalle et ses plages paradisiaques, nous apprécions un peu moins notre séjour au Sri Lanka car nous traversons des zones un peu trop fréquentées pour nous.

Demain, pour notre dernière étape, nous rejoindrons la ville de Negombo situé à quelques kilomètres de l’aéroport de Colombo.

Cela nous promet encore quelques heures de transports en commun…




Lundi 23 janvier 2012 : Prêts pour Pékin Express

Fini de buller, il s’agit maintenant de se rapprocher de l’aéroport car nous nous envolons bientôt pour la Thaïlande.

Au programme, 137 kilomètres à parcourir pour rejoindre Negombo, petite cité balnéaire au nord de la capitale.

Après un faux-départ au petit matin, nous quittons finalement notre guest house vers 10h45. Nous empruntons un premier bus local pour Ambalangoda où nous recroisons Patrick et Carole. Tout se passe bien pendant le trajet, le bus est quasi vide, nous sommes assis tout le long du trajet et on profite même de la vue sur l’océan … Trop facile.

A Ambalangoda, l’organisation est un peu chaotique et comme nous sommes bien décidés à emprunter un bus « luxury », nous demandons trois ou quatre fois notre chemin aux passants qui vont nous balader dans toute la station. Deux gamines ont même osé me nier lorsque je leur ai demandé notre chemin… encore plus timide que les japonaises, j’y crois pas.

Nous trouvons finalement le bon bus qui ne s’avère pas être aussi « luxury » qu’attendu. Il y a la clim certes mais elle coule sur Astrid. Les sièges ne sont pas rembourrés, le bus fait un bruit d’enfer et pour couronner le tout, Astrid se retrouve avec un papy quasiment sur les genoux. En effet, le pauvre n’a pas eu d’autre choix que d’utiliser le strapontin dont le dossier rappelle celui d’un transat… Mort De Rire !!!



Comme vous pouvez le voir ci-dessous, les sri-lankais ont une autre idée du luxe. Heureusement, nous n’avons payé que 5,5€ bien qu’il nous ait fallu payer pour nos deux grands sacs.

Trois heures et demi et cent kilomètres plus loin, nous atteignons enfin Colombo où le contrôleur nous indiquera le mauvais arrêt… Enervés et refusant de se faire arnaquer par un chauffeur de tuk-tuk, nous arpentons les rues les plus glauques de la ville à la recherche de la gare routière.

Après vingt minutes de marche sous une chaleur torride, nous la trouvons enfin et embarquons dans un bus pour Negombo. Nous faisons tout le trajet debout à se faire bousculer toutes les trente secondes… Pour ceux qui me connaissent, vous pouvez imaginer mon degré d’énervement mais je vous promets, je me suis bien tenu :S

Une heure et trente kilomètres plus loin, nous y voilà … Negombo, terminus de notre périple … ou pas. En effet, il nous faut maintenant prendre un tuk-tuk pour rejoindre la guest house.
Malheureusement, aucun chauffeur ne la connaît (car c’est un nouvel établissement familiale) et les propriétaires ne répondent pas au téléphone.

Nous négocions quand même un tuk-tuk car je me sens capable de le guider à travers la ville (j’avais pris soin de repérer sa situation sur internet la veille) mais on se perd une fois de plus et nous voilà à pied à demander notre chemin à des gens qui ne parlent pas un mot d’anglais et qui ont du croiser deux touristes dans leur vie (nous).

Très gentiment, ils proposent de nous guider à travers la ville mais on comprend peu à peu qu’on ne fait que s’éloigner de notre objectif.

Nous sommes maintenant à bout car nous sommes sur la route depuis huit heures et la chaleur combinée au poids de nos sacs commencent à devenir insupportables (félicitations à Astrid qui malgré la fatigue et la faim réussira à porter ses 18 kilos toute seule jusqu’au bout).

Nous trouvons finalement un chauffeur de tuk-tuk qui parle pas trop mal anglais et qui se propose de nous trouver l’hôtel bien que ne connaissant pas l’adresse.

Il s’arrêtera dans plusieurs commerces et finira par nous amener à bon port. La guest house (ou plutôt la maison) se trouve dans une zone résidentielle toute récente dont la construction a été interrompue pour cause de banqueroute… Nous sommes quasiment seuls dans un lotissement surveillé jour et nuit par des gardes …

Nous sommes accueillis par un couple de retraités qui louent trois chambres dans leur immense maison. Durant notre séjour au Sri-Lanka, nous n’avons pas trouvé d’adresse aussi confortable que celle-ci (Ivy Cottage). Nos hôtes sont aux petits soins avec nous et nous préparerons un dîner somptueux pour presque rien. Nous discutons avec eux un long moment et profitons des ces instants de convivialité pour échanger sur nos cultures différentes. Un vrai moment de bonheur.

Finalement, la journée se finit sur une bonne note et nous n’avons plus qu’à nous reposer avant une longue journée à l’aéroport.



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