Bulles du Bout du Monde
Notre Tour du Monde de la Plongée
 
 




Nos plongées au Mexique

 
Ce pays a beaucoup à offrir aux plongeurs. On peut à la fois profiter des récifs magnifiques de la Mer des Caraïbes et explorer les fameuses cénotes qui constellent la péninsule du Yucatan.
 
Nous avons plongé une bonne centaine de fois depuis notre départ mais les cénotes restent une expérience unique que nous avons hâte de vivre.

 



Plongée numéro 98 : Cenote Angelita
 
Pour commencer notre exploration des cénotes, nous débutons avec la plus profonde et la plus étrange des cénotes : Cenote Angelita.
 
Il s’agit d’une cénote ouverte. Ce détail a son importance car les feuilles, les branches et parfois même les troncs des arbres tombent à l’intérieur du trou d’eau et sombrent jusqu’au fond, à 65 mètres de profondeur.
 
Par la suite, ces matériaux organiques se décomposent et forme un nuage de sulfate d’hydrogène qui vient s’intercaler entre la couche d’eau douce au dessus et la couche d’eau salée en dessous…
 
J’espère que vous m’avez suivi mais ce qu’il faut retenir c’est que nous commençons la plongée dans de l’eau douce, puis nous traversons une couche d’acide marron complétement opaque avant d’arriver dans de l’eau salée… C’est trop trop bizarre et l’ambiance de la plongée est assez flippante !
 








 
Nous commençons la plongée tranquillement, l’eau douce est assez claire et la visibilité est très bonne. Une des membres de la palanquée a des problèmes d’oreille et elle est contrainte de rester en surface. Nous approchons peu à peu de la couche acide et on a l’impression de survoler un nuage de brume. Le tas de bois en décomposition dépasse légèrement du brouillard donnant un caractère assez mystique et même un peu glauque à la scène.
 
On se regroupe juste au dessus du nuage puis nous vidons nos gilets.
 

Nous ne mettrons que quelques petites secondes (assez angoissantes quand même) pour traverser la couche d’acide brunâtre avant de se retrouver en dessous. La lumière ne passant pas au travers du nuage, la torche s’avère indispensable pour communiquer et s’orienter.
 
Après quelques petites minutes en dessous du nuage à -34 mètres, nous remontons à l’intérieur de celui-ci sans nous en rendre compte. Hé oui, on flotte un peu mieux dans la couche d’eau salée et ce changement brusque de flottabilité combiné à la visibilité nulle dans le nuage nous a vraiment surpris.
 
Nous sommes ressortis du nuage séparés du reste de la palanquée et c’est à partir de là qu’Astrid n’a pas très bien vécu sa plongée.
 
Pour ma part, j’ai vraiment adoré évoluer dans cet environnement si inhabituel et si mystérieux. Je pense que c’est une plongée dont je me souviendrai pendant longtemps.
 
 
Plongée numéro 99 : Cenote Calavera
 
La deuxième plongée s’annonce un peu plus facile mais pas évidente pour autant. Cette fois-ci, pas d’arbre en décomposition, pas de nuage d’acide mais des haloclines…
 
C’est quoi une halocline ? C’est une zone où l’eau douce se mélange à l’eau salée. La différence de salinité provoque un effet visuel assez surprenant, un peu comme quand on regarde le bitume par une chaude journée d’été mais sous l’eau…
 
Pour cette plongée, nous pénétrons un peu plus à l’intérieur du réseau souterrain et nous n’avons aucune issue au dessus de notre tête. Il faut donc être extrêmement prudent car même si la profondeur est faible (-18 mètres maxi), on n’a pas vraiment le droit à l’erreur.
 
Nous devons nous suivre en file indienne et communiquer régulièrement notre consommation d’air.
 
Parfois, le passage est étroit et il faut faire attention de ne pas remuer les sédiments posés sur le fond sinon la visibilité passe brusquement de 60 mètres à 60 centimètres !!!
 
Cette plongée a vraiment quelque chose de magique car on a presque une impression d’ivresse lorsqu’on traverse les fameuses haloclines, principal intérêt de cette plongée.

Par contre, il y avait très peu de lumière donc je n'ai pas réussi à prendre de chouettes photos mais celle-ci vous donnera une idée de l'ambiance... claustro s'abstenir :D
 
 
Encore une expérience inoubliable ! Ha oui, pour la mise à l’eau, je me suis un peu précipité. Il fallait sauter de 3 ou 4 mètres de haut tout équipé mais j’ai oublié de mettre mon masque, pas de détendeur en bouche, les palmes sous le bras… Heureusement que j’avais pensé à gonfler mon gilet !!!
 
Plongée numéro 100 : Gran Cenote
 
Pour finir cette belle journée plongée et pour notre centième plongée depuis notre départ autour du monde, nous avons exploré Gran Cenote.
 
Ici l’ambiance est totalement différente car il n’y a que de l’eau douce donc pas d’halocline, pas de nuage acide mais une visibilité excellente (plusieurs dizaines de mètres) et des cavernes remplies de stalactites et de stalagmites…
 
On a vraiment l’impression de survoler une grotte, c’est vraiment vraiment une expérience à vivre !
 








 
La journée est malheureusement finie mais nous reviendrons à Tulum car nous n’en avons pas fini avec les cénotes !
 
Certaines photos d'Angelita Cenote ont été « empruntées » sur internet car mes propres photos ne rendaient pas justice à la beauté du site.
Votre serviteur vous promet d’essayer de faire mieux la prochaine fois :)

 



Plongées numéro 104 & 105 : Cenote Chac Mol & Kukulkan
 
Nous sommes de retour au Mexique et nous n’avons pas résisté à l’envie de replonger dans les cénotes…
 
Cette fois-ci, nous en avons explorées deux autour de Playa Del Carmen : Cenote Chac Mol & Cenote Kukulkan.
 
Encore une fois, l’ambiance est absolument fantastique, l’eau est si claire qu’on a l’impression de planer à l’intérieur d’une grotte.
 






 
Les jeux de lumière rendent la plongée totalement féérique, on se coupe peu à peu du monde réel pour plonger dans un univers surréaliste. On ne s’est jamais senti aussi zen !
 




 
Cette sensation s’accentue au fur et à mesure que nous pénétrons à l’intérieur de la caverne. Il y a de moins en moins de lumière et nous rencontrons une nouvelle fois les fameuses haloclines (mélange d’eau douce et d’eau salée) qui brouillent notre vision…
 

un côté de la photo est plus flou que l'autre à cause de l'halocline...




... ça en devient presque troublant


vision troublée par l'halocline...


... puis retour à la normale quelques mètres plus loin


Photo "conceptuelle" prise sans lumière naturelle

 
Ces plongées si spéciales sont vraiment addictives et nous avons bien l’intention de retenter l’expérience dans quelques jours.
 
Un grand merci à Martin (notre guide) ainsi qu’à Seb et Gé, nos équipiers du jour avec qui nous formions THE palanquée… On espère bien replonger avec vous un de ces quatre :)
 



Plongées numéro 106 & 107 : Cenote Dos Ojos
 
Décidemment, on ne s’en lasse pas de plonger dans ces cénotes à l’ambiance si mystique. Cette fois-ci, nous allons explorer la célèbre Cenote Dos Ojos (qui signifie « les deux yeux ») pour admirer les fameux stalactites et stalagmites.
 
Il y a deux itinéraires possibles pour la plongée en caverne : Barbie Line et Bat Cave.
 
Nous commençons par Barbie Line… Une légende raconte que celle-ci s’est faite kidnappée par un saurien mal embouché. A nous de retrouver sa trace et de la secourir !
 
En début de plongée, les jeux de lumière sont vraiment féériques et on peut observer les fameuses formations calcaires.
 




 
Puis la lumière naturelle disparaît peu à peu et les tunnels se rétrécissent… La plongée devient un peu plus engagée car nous n’avons plus de point de sortie direct.
 
 
Après vingt cinq minutes passées sous l’eau, nous apercevons enfin la jeune femme en détresse mais pas moyen de la libérer des crocs acérés de ce maudit saurien…
 

Tant pis, nous l’abandonnons lâchement à son funeste sort et continuons notre exploration avant de retrouver la lumière du jour.
 
 
La deuxième plongée nous emmènera jusqu’à la fameuse grotte des chauves-souris. Il n’y avait vraiment pas beaucoup de lumière et j’ai pas mal galéré pour prendre des photos mais c’était tout de même très sympa.
 
 
A tel point que nous décidons de poursuivre l’aventure « Cenote » un journée de plus :)
 



Plongée numéro 108 : Cenote The Pit
 
Cette cénote ressemble un peu à Angelita Cenote, la première que nous ayons visitée. Il s’agit d’une cénote relativement ouverte et par conséquent, les arbres, les branches, les feuilles peuvent facilement tomber dedans. Ces matériaux organiques se décomposent ensuite pour former une couche acide un peu laiteuse à une trentaine de mètres de profondeur.
 
 
Nous nous amusons à traverser le nuage à plusieurs reprises avant de remonter progressivement vers la surface.
 


 
On trouve alors de belles formations calcaires et les jeux de lumière sont une nouvelle fois très beaux.
 


 
Allez, plus qu’une et j’arrête de vous embêter avec les cenotes.
 
Plongée numéro 109 : Cenote The Pet
 
Encore une belle exploration en perspective. Cette fois-ci, pas la peine de plonger trente mètres sous la surface de l’eau car tout se passe dans les sept premiers mètres.
 
Cette plongée nécessite un bon contrôle de sa flottabilité car les passages sont étroits et il faut éviter de toucher les stalactites pour ne pas les briser. Autre difficulté, nous devons évoluer dans une faible profondeur d’eau et éviter de remuer le sable avec nos palmes pour ne pas troubler l’eau. Enfin, pour finir, il n’y a quasiment pas de lumière naturelle…
 
Vous l’aurez compris, cette plongée n’est pas vraiment une promenade de santé !
 
Néanmoins, le jeu en vaut la chandelle car nous avons vu de beaux jeu de lumière, des formations calcaires impressionnantes et nous étions complètement seuls dans le réseau souterrain.
 






 
Notre guide nous a même réservé une petite surprise. Au milieu de la plongée, il nous a amené à un cimetière où reposent les ossements d’animaux préhistoriques (non ce ne sont pas les restes de Barbie…)
 
 
Voilà, nous en avons fini avec les cénotes et nous remballons nos plames jusqu’à notre séjour sur Isla Cozumel.
 

 


Plongées numéro 110 & 111 : Isla Cozumel
 
A mon grand regret, ces deux plongées se feront sans Astrid car la pauv’ petite choute souffre d’une vilaine otite.
 
C’est donc un peu triste que je me mets à l’eau pour découvrir les fonds sous-marins d’Isla Cozumel.
 
Deux minutes après avoir mis le nez sous l’eau, nous croisons deux magnifiques raies-aigle. Les motifs sur leur dos sont vraiment surprenants, on dirait une peinture Aborigène mais je dois admettre que la signification m’échappe quelque peu.

Nous slalomerons ensuite au milieu du récif et croiserons une quantité incroyable de poissons anges, des barracudas, des murènes, une multitude de poissons de récifs… On n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer et on ne sait plus trop où donner de la tête !



Lors de la deuxième plongée, nous avons observé une bonne dizaine de tortues attablées, des poissons anges en pagaille grapillant les restes et quelques beaux mérous.







La réputation de l’île n’est pas usurpée car les coraux sont très nombreux, en bonne santé et la vie foisonne autour du récif. Encore une destination qui mériterait bien une deuxième visite.
 
Voilà, c’en est fini des plongées au Mexique. Rendez-vous en Floride, à Key Largo pour de nouvelles explorations subaquatiques.
 


 

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