Bulles du Bout du Monde
Notre Tour du Monde de la Plongée
Les Philippines
On s'est décidé à faire un passage aux Philippines car ce pays a beaucoup à offrir au niveau des plongées. Un récif en bonne santé, du tout petit comme du très gros, on a vraiment hâte d'explorer ses fonds sous-marins.
De plus, c'est un pays un peu méconnu par chez nous et le mélange des cultures asiatiques, espagnoles et américaines nous semble intéressant.
Ne restant qu'une vingtaine de jours sur place, nous avons décidé de nous concentrer sur l'archipel des Visayas qui compte déjà beaucoup de sites extraordinaires.
Pour visiter les quelques sept mille sept cents îles qui composent le pays, aucun doute, il nous faudra revenir.
Vendredi 24 février 2012 : Entrée fracassante aux Philippines
Après notre agréable séjour au Cambodge, nous retournons en Thaïlande quelques heures avant de reprendre un avion en direction des Philippines.
Le trajet entre Siem Reap et Bangkok n’aura rien d’exceptionnel, toujours les mêmes démarches, les mêmes files d’attente et les mêmes transports en commun... Un régal !!!
Nous sommes restés quelques heures à Bangkok mais pas suffisamment pour visiter donc nous nous sommes contentés de faire un peu de shopping.
Astrid n’est alors pas au mieux de sa forme, douleurs au ventre, mal aux muscles, un peu de température, des nausées… ça ne s’annonce pas très bien.
Après une petite nuit de sommeil, nous reprenons les transports en commun pour nous rendre à l’aéroport. Le Skytrain est bondé et nous avons beaucoup de mal à nous faufiler au milieu des autres usagers. Après une première tentative infructueuse, Astrid ne se sent pas bien et sera contrainte de trouver les commodités (avec l’assistance des thaïs qui sont toujours aussi aimables et serviables).
Un peu remise de ses émotions, nous retentons notre chance et réussissons à nous frayer un chemin en poussant un peu. La clim tourne à fond dans le wagon, il y a au moins 15 degrés d’écart avec l’extérieur. Ils sont fous ces thaïs !!!
Après un quart d’heure serrés comme des sardines dans notre frigo ambulant, nous arrivons au changement et empruntons l’airport express. Tout se passe bien, on a même de la place pour les bagages…
Nous arrivons devant le comptoir de Kuwait Airways (on a toujours pas compris pourquoi ils avaient une ligne entre la Thaïlande et les Philippines) où ça pinaille quelque peu. En effet, ils nous demandent le billet qui prouve que nous comptons bien quitter le territoire philippin. Je leur explique que nous avons un billet tour du monde et que le numéro de e-ticket est le même pour tous les tronçons… Le mec ne pige pas et nous demande d’attendre, le temps d’aller vérifier avec Qantas Airways qui assure notre vol entre Manille et Sydney.
Il n’arrive pas à avoir de réponse et nous attendrons trois quart d’heure au comptoir d’enregistrement… Astrid n’est pas au mieux, petit tour aux toilettes… La situation fini par se débloquer (les employés de la compagnie aérienne auront au moins appris quelque chose aujourd’hui) et il nous faut maintenant passer l’immigration et le contrôle de sécurité.
Nous faisons la file tranquillement, il nous reste une bonne heure avant l’embarquement quand soudainement, Astrid change de couleur, passant du rose pâle au blanc (petite vanne sur son bronzage). Juste avant d’arriver devant le douanier, elle s’éclipse pour rejoindre les toilettes les plus proches. Je la vois alors titubante au milieu des autres passagers et quelques secondes plus tard, elle perd connaissance et s’écroule par terre. J’ai eu à peine le temps de la retenir un peu par le bras pour amortir sa chute.
Les forces spéciales rentrent alors en jeu… Les hôtesses, les policiers et les militaires vont alors déployer un cordon de sécurité autour de nous et appeler les secours. Une hôtesse va même la masser pendant qu’une autre lui fait de l’air avec une pancarte. Qu’est ce qui faut pas faire pour se rendre intéressante ;)
Bref, deux minutes plus tard, deux infirmiers et un médecin arrivent sur les lieux, prennent son pouls, sa tension… On se serait cru dans un épisode d’urgence. Personnellement, j’étais prêt à faire une trachéotomie avec mon stylo Bic.
Une autre équipe médicale arrive sur les lieux avec une civière et la reine Astrid aura droit à une sortie sous bonne garde.
Après un petit tour en ambulance (j’étais un peu déçu car nous n’avons pas eu droit au gyrophare), nous avons été pris en charge à la clinique de l’aéroport (sympa de voir l’envers du décor).
NFS, Chimie, iono, un petit shoot en intraveineuse et Astrid est de nouveau sur pied, fringante, prête à tout pour embarquer. Le chauffeur de Madame arrive avec sa chaise roulante, une hôtesse nous ouvre le chemin de tous les accès prioritaires et nous arrivons finalement à bord de notre Airbus A340 à destination de Manille.
Franchement, un grand merci à toute l’équipe de l’aéroport international de Bangkok. Je n’ose même pas imaginer si ça nous était arrivé à Paris Charles de Gaule…
Ha oui, j’allais oublier… le coût de la prise en charge (trousse à pharmacie incluse) : 22 euros. Vive la Thaïlande !!!
Bon, rassurez-vous, Astrid a retrouvé tous ses moyens et a repris la plongée deux jours plus tard.
Du samedi 25 au lundi 27 février 2012 : Bohol
A peine arrivés à Manille que nous redécollons pour Tagbilaran sur l’île de Bohol au sud de l’archipel des Visayas. Nous poserons nos valises à Panglao près d’Alona Beach pendant deux ou trois jours, le temps de plonger sur l’île de Balicasag et de visiter l’intérieur de l’île.
A l’aéroport, une personne attend avec une pancarte mentionnant le prénom « Nicolas ». Nous sommes tout d’abord étonnés car nous n’avons jamais informé l’hôtel de notre heure d’arrivé. Néanmoins, on se dit qu’il ne doit pas y avoir trente six Nicolas dans l’avion donc on s’approche de lui avec un grand sourire. On lui dit où nous avons réservé et nous voilà embarqués dans son mini-van.
Une demi-heure plus tard, nous arrivons à notre guest house, nous leur demandons comment ils ont deviné notre heure d’arrivé etc… mais visiblement, ils n’ont rien organisé de leur côté et nous n’avons toujours pas compris ce qui s’est passé. J’espère qu’il n’y avait pas un autre Nicolas dans l’avion et que nous lui avons fait manquer son transfert.
Enfin peu importe, nous sommes arrivés à bon port, Astrid va déjà mieux et il ne nous reste plus qu’à organiser nos activités des prochains jours. Nous finissons donc la journée par arpenter la plage à la recherche d’un club de plongée ayant prévu de plonger sur Balicasag le lendemain. D’après les infos glanées sur le net, il s’agit d’un des meilleurs spots de la région et nous ne voulons pas manquer ça. Nous trouvons notre bonheur quelques minutes plus tard, nous réservons la sortie pour demain matin 8h30 et il ne nous reste plus qu’à profiter de notre dîner les pieds dans l’eau.
Après une nuit difficile dans notre bungalow sans clim, nous nous rendons au club pour remplir les papiers et préparer la sortie. La veille, on nous avait promis un guide pour nous deux et nous serons finalement cinq… ça commence bien. Heureusement, le cadre est magnifique et apaise facilement les esprits.
De toute façon, il est trop tard pour faire marche arrière (ils le savent bien) et nous embarquons à bord de notre bangka, sorte de grande pirogue motorisée à double balancier en direction de l’île de Balicasag. La mer est calme et le temps est au beau fixe, on englouti une banane en vitesse et c’est parti pour notre première plongée aux Philippines. Je vous laisse cliquer ICI pour plus de détails sur les plongées.
En refaisant surface, nous remarquons que la mer est plus agitée et le ciel s’est assombri. Un orage s’approche rapidement de notre embarcation et nous essuierons une averse comme jamais j’en ai connu en Normandie (ni en Belgique d’ailleurs). Quelques minutes plus tard, plus rien, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil refait son apparition. C’est la magie des tropiques !!!
De retour sur la terre ferme, nous rinçons notre matériel, réglons l’addition (après négociation) et rentrons à la guest house pour faire une petite sieste.
Le soir, nous dînerons dans un restaurant italien et auront une agréable surprise car nos plats sont délicieux. Pas étonnant qu’il y ait la file dehors pour avoir une table.
Le lendemain, nous louons un scooter pour visiter l’intérieur des terres. Le loueur nous amène la machine et là, surprise, il s’agit d’une moto 125cc à vitesse manuelle… La dernière fois que j’ai conduis un engin pareil, c’était dans une autre vie… C’est pas grave, on se démonte pas, on étudie la bête et quelques minutes plus tard, nous voilà sur la route « King of the Road »…
Notre premier objectif est de rallier « Chocolat Hills » (les collines de chocolat) au centre de l’île. Je (Nicolas) serais le pilote et Astrid sera mon copilote, munie d’une carte coupée en quatre morceaux.
Après deux heures de route à parcourir des paysages magnifiques et sans s’être perdus une seul fois, nous arrivons aux abords de ces fameuses collines.
Vision étonnante que ces monticules géants qui semblent avoir été façonnés de la main de l’homme. Il s’agirait apparemment de la surélévation d’anciens dépôts de coraux suivie d’une érosion… Personnellement, je préfère la version plus romantique racontant qu’il s’agit de larmes solidifiées d’un géant transi d’amour. Bref, le ciel est couvert aujourd’hui et il faut avoir une bonne dose d’imagination pour y voir du chocolat (ce n’est pas plus mal car on rêve d’un bon Banana Split depuis 64 jours…) mais le paysage est tout de même très beau.
Il est temps maintenant de faire marche arrière, notre deuxième objectif de la journée est d’arriver à voir un tarsier dans son milieu naturel. Pour cela, nous partons en quête du « Tarsier Research & Development Center », un sanctuaire de tarsier ouvert au public.
Nous traverserons encore une fois des paysages magnifiques, des rizières et des cocotiers à perte de vue… c’est vraiment un plaisir d’avaler les kilomètres. D’autant plus que la population locale est adorable. Tout le monde nous salue et nous sourit à notre passage, c’est hallucinant…
Ça devient un peu moins drôle lorsque nous croisons un barrage de police. L’officier me demande mon permis de conduire… Oups, je ne l’ai pas pris avec moi !!! C’est bien la peine de s’être fait faire un permis international. Enfin, après une petite leçon de moral, nous repartirons sans être inquiétés à la recherche de nos minuscules primates.
Peu de temps après, nous arrivons au sanctuaire où nous sommes invités à regarder un petit reportage qui nous éclairera un peu sur cet animal un peu mystérieux. Il s’agit du plus petit primate au monde, ses yeux globuleux sont totalement disproportionnés par rapport à son corps, ce qui lui donne un petit air mignon mais aussi un peu inquiétant (heureusement, il ne mesure que quelques centimètres). Il peut tourner sa tête à 180°, orienter ses oreilles pour mieux capter les sons, il est capable de faire des sauts de plus de cinq mètres… Batman n’a qu’à bien se tenir.
Malheureusement, l’espèce est en danger car ils sont capturés dans la nature pour être exhibés comme curiosité touristique et ils ne survivent pas plus de douze mois en captivité. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers cette association pour faire sa rencontre. En effet, ils disposent ici d’un hectare de jungle pour vivre le plus naturellement possible. Chaque matin, les gardes forestiers passent entre deux et quatre heures pour les retrouver endormis accrochés à leur branche.
Après cette rencontre émouvante, nous enfourchons notre moto pour rentrer à la guest-house des images plein la tête.
Du 29 février au 2 mars 2012 : Siquijor, l'île aux sorciers
Notre aventure continue sur l’île de Siquijor, appelée l’île aux sorciers par les philippins car elle héberge de nombreux guérisseurs traditionnels.
En ce qui nous concerne, nous sommes plus attirés par les merveilleux fonds marins et l’ambiance hors du temps qui règne dans ce coin quelque peu reculé.
Au programme, notre formule gagnante habituelle : visite de l’île en scooter et plongée sous-marine.
Nous organisons notre sortie plongée avec le club rattaché à notre guest house. Le personnel est au petit soin avec nous et cette fois-ci, le bateau et l’équipement de plongée est flambant neuf. Sur le bateau, nous faisons la connaissance de Michelle et John, un couple anglo-néo-zélandais charmant avec qui nous passerons une journée riche en émotions.
Michelle ne plongeant pas, nous serons trois plongeurs à nous partager deux guides… On ne pouvait pas rêver mieux !!!
Pour plus de détails sur les plongées, je vous invite à cliquer ICI.
Après notre troisième plongée, il est temps de rentrer au port. Entre temps, le vent s’est levé et la houle est de plus en plus forte, nous provoquant de belles frayeurs. Nous perdrons d’ailleurs une partie du bateau en chemin mais d’après le capitaine, il n’y a pas de quoi s’inquiéter !!!
Arrivés face à l’hôtel, il s’agit maintenant de débarquer à l’aide d’une coquille de noix. Arrivés à quelques dizaines de mètres du bord, une grosse vague s’abat alors sur notre frêle embarcation et nous serons à deux doigts de chavirer.
Heureusement, plus de peur que de mal, le bilan n’est pas trop lourd : une paire de tongs portée disparue.
Après ces quelques émotions, nous rejoindrons Michelle et John « en ville » (en fait, il n’y a pas de vraie ville comme on les connaît) pour dîner et débriefer la journée… Que d’émotions !!!
Le lendemain, nous enfourchons notre scooter pour faire le tour de l’île et profiter de paysages paradisiaques. Il y a peu de circulation sur l’île et quasiment tout le monde nous salue à notre passage. Il règne une ambiance vraiment décontractée même lors des contrôles de police.
Hé oui, vous l’avez deviné, nous nous sommes (encore) fait contrôler… Cette fois-ci, pas de permis et pas de casque (oui je sais, c’est mal mais le louer m’a dit qu’il n’avait qu’un casque par moto et j’ai préféré le laisser à ma copilote… mais rassurez vous, on avance moins vite qu’à vélo). Bref, après nous avoir fait suer un petit peu, le policier s’est mis à rigoler avant de nous demander de circuler…
En chemin, nous croiserons des véhicules surnaturels, des stations-service servant l’essence dans des bouteilles de coca mais surtout de magnifiques paysages verdoyants avec une mer turquoise en arrière-plan !!!
Demain, nous reprenons le ferry pour Dumaguete dans la province du Negros Oriental pour poursuivre nos aventures terrestres et aquatiques…
Du samedi 3 au mardi 6 mars 2012 : Dumaguete et ses environs
Ce matin, nous prenons le ferry une fois de plus pour rejoindre la ville de Dumaguete dans la province du Negros Oriental.
A l’embarcadère, nous retrouvons Michelle et John complètement par hasard et nous embarquons tous ensemble à bord du ferry le plus délabré du monde (vaccination antitétanique obligatoire).
Une fois à Dumaguete, nos chemins se séparent provisoirement car nous n’avons pas réservé le même hôtel (le hasard a ses limites). Nous décidons néanmoins de nous retrouver à midi pour partager un bon hamburger (la nourriture philippine n’est pas la meilleure du monde).
Nous faisons connaissance avec notre chambre d’hôtel et ses occupants, deux charmants petits cafards que nous nommerons Harold père et fils (du nom de l’auberge de jeunesse qu’ils occupent). Ici, le confort est plus que sommaire mais les prix sont imbattables.
Après un rapide déjeuné, nous décidons tous les quatre de louer les services d’un habal-habal (sorte de tricycle motorisé) pour rejoindre les cascades de Casaroro. On négocie le prix avec le chauffeur et nous voilà partis.
Le trajet à cinq sur l’engin est plutôt folklorique mais on rigole bien et après vingt bonnes minutes de route, nous arrivons au bord d’une rivière qui passe littéralement au milieu de la route… Le chauffeur nous dit qu’il ne peut pas aller plus loin (alors que les autres arrivent à passer) et nous emmène devant un camp forestier.
Nous pensons être arrivés pas loin de la cascade et nous acquittons du droit d’entrée. Après une visite rapide, nous réalisons que le chauffeur ne nous a pas amené au bon endroit. Il s’agit en fait de piscines soi-disant naturelles mais pas l’ombre d’une cascade.
En discutant avec les gens du coin, on apprend que l’accès à la cascade est difficile à cause d’éboulements récents mais le chauffeur s’est bien gardé de nous le dire préférant empocher l’argent. Les négociations commencent pour trouver un compromis mais nous ne verrons jamais l’ombre de cette cascade…
Un peu déçus, nous décidons de nous consoler avec quelques bières dans un resto philippin. Nous passerons une bonne soirée et décidons de plonger ensemble le lendemain.
Après une courte nuit, il faut nous lever tôt ce matin (5h45) car nous avons rendez-vous avec le géant des mers… Nous ferons la connaissance de David, Anna et Ben avec qui nous plongerons les deux jours suivants.
Pour plus de détails sur les plongées, je vous invite à cliquer ICI.
Chaque soir après nos plongées, nous dînerons tous ensemble et partagerons d’excellents moments autour d’une montagne de San Miguel Pale Pilsen, la bière locale.
(de gauche à droite : David, John, Michelle, Anna, Ben et Astrid)
Pour notre dernier jour, nous décidons avec Anna et Ben de louer des motos pour visiter les Twin Lakes à une vingtaine de kilomètres au nord ouest de Dumaguete.
Le trajet avec nos motos semi-automatiques sera plutôt folklorique sur les chemins cahoteux menant jusqu’au parc mais le paysage en vaut la peine.
Ben et Anna seront à deux doigts de tomber en panne d’essence mais finalement, tout se passera bien et nous pourrons visiter ces deux lacs sans l’ombre d’un touriste à l’horizon.
N’étant pas vraiment équipés (ni motivés) pour faire de la rando, nous louons une petite pirogue pour rejoindre un point de vue donnant sur les deux lacs où nous serons accueillis par une famille de pêcheurs.
Après cette visite, nous rebroussons chemin et rentrons à notre auberge pour faire une petite sieste avec Harold et son fils avant de dîner une nouvelle fois avec nos nouveaux amis.
Demain, nous traversons le détroit séparant le Négros de l’île de Cebu pour rejoindre Moalboal, un autre spot de plongée prometteur.
Du mercredi 7 au dimanche 11 mars 2012 : Moalboal, plongées et farniente
Il est maintenant temps de quitter nos amis pour rejoindre Moalboal, notre prochaine étape pour un programme 100% plongée et farniente.
Après une petite grasse matinée, nous prenons un habal-habal (ça me fait penser qu’il faut absolument que j’en prenne un en photo pour vous montrer à a quoi ça ressemble) pour rejoindre l’embarcadère et le superbe ferry des années 50 qui devrait nous déposer de l’autre côté du détroit au port de Lilo-An.
Contrairement aux jours précédents, la mer est calme et la traversée se fera sans problème. Une fois de l’autre côté, nous reprenons un tricycle motorisé pour rejoindre la gare routière de Bato.
Une fois sur place, on se regarde l’un l’autre car nous ne sommes pas vraiment sûrs d’être au bon endroit. En guise de gare routière, nous avons droit à un banc déglingué en bord de route.
Un employé de la compagnie de bus compte ses billets dans une petite guérite en bois sur pilotis et on a vraiment l’impression d’avoir voyagé dans le temps.
Après une bonne heure d’attente, notre bus débarque enfin. C’est alors qu’un handicapé mental se précipite sur les bagages des passagers pour les mettre en soute. En ce qui nous concerne, nous nous occupons nous-mêmes de nos bagages mais le type va quand même me réclamer la pièce avec insistance… Je veux bien être gentil mais je ne vois pas pourquoi je devrais lui donner quoique ce soit. Il commence alors à s’énerver et à me cracher dessus… J’ai tellement été surpris que je n’ai pas su comment réagir mais le contrôleur l’a rapidement fait descendre du bus et nous sommes partis.
Le voyage n’a pas été triste, c’est le moins qu’on puisse dire. Le « véhicule » (on ne peut pas appeler ça un bus) s’arrête à tous les carrefours, pile et klaxonne toutes les cinq secondes, nous sommes assis à trois sur deux sièges à côté d’une flaque de vomi… Bref, on en rigolera bien l’année prochaine mais sur le coup, ce n’était pas vraiment agréable. On pensait avoir vécu le pire au Sri Lanka mais il faut croire que non !!!
Après deux ou trois heures de voyage, nous arrivons enfin à Moalboal, nous récupérons nos sacs et enfourchons un nouveau tricycle. Celui-ci nous déposera au « Asian Belgian Resort » sur la plage de White Beach où nous resterons cinq jours, le temps de profiter des couchers de soleil et des magnifiques spots de plongée de la région (Cliquez ICI pour plus de détails sur les plongées).