Bulles du Bout du Monde
Notre Tour du Monde de la Plongée
 
 




Hawaii

Il existe mille et une raisons de visiter cet archipel magnifique perdu au milieu de l’océan Pacifique.
 
Ses grandes plages de sable blanc, ses vagues légendaires, ses montagnes recouvertes d’une végétation luxuriante et ses volcans toujours actifs… Il y en a vraiment pour tous les goûts !!!
 
Sous l’eau, la nature nous promet également de belles surprises mais je ne vous en dis pas plus et je vous laisse lire nos aventures d’Oahu à Big Island.

 



Du vendredi 24 au dimanche 26 août 2012 : Waikiki et ses environs
 
Vous l’avez sûrement remarqué mais nous nous sommes accordés quelques jours de vacances bien mérités depuis nos aventures sur l’île de Java. Nous sommes restés quelques jours à Bali sans rien faire d’extraordinaire et avons passé une semaine chez Deirdre et Patrick en Australie pour recharger nos batteries.
 
C’est donc regonflés à bloc que nous embarquons à bord du vol QF3 pour Honolulu. Le voyage va être long puisqu’il faut neuf heures pour rallier Hawaii depuis Sydney. Heureusement, on commence à avoir l’habitude et on se dit que ça va être une promenade de santé. On s’installe tranquillement à nos places, on constate qu’il n’y a pas d’écran individuel pour regarder des films… Arf pas cool !!! C’est pas dramatique, je connais quelques blagues et Astrid est plutôt bon public… Bon OK, on a tenu dix minutes avec mes blagues pourries :S
 
On décolle tranquillement le vendredi 24 août à 19h30, les lumières de la ville s’éloignent petit à petit et on n’aperçoit bientôt plus rien, l’avion survolant tranquillement l’océan Pacifique.
 
Le temps est au beau fixe et aucune turbulence ne vient troubler le vol. On se dit que toutes les conditions sont réunies pour que nous puissions nous endormir tranquillement. C’est alors que notre voisin de derrière se met à vomir de façon tonitruante, réveillant la moitié des passagers au passage. Le steward a beau lui demander de rejoindre les toilettes, môssieu préfère rester à son siège et en faire profiter ses voisins… Il remettra ça huit fois pendant le vol à intervalle régulier d’une heure (je me suis amusé à chronométrer les cinq derniers « renvois »). Il aura même la bonne idée d’en mettre la moitié par terre juste à côté d’Astrid…
 
Vous imaginez donc le calvaire qu’on a vécu pendant neuf heures !!! En plus, il s’excusait à chaque fois en se collant à vingt centimètres de notre visage histoire de prolonger la torture…
 
C’est donc à moitié décomposés que nous arrivons à l’aéroport international d’Honolulu le vendredi 24 août à 9h15. Si vous avez bien suivi, quelque chose devrait vous interpeler. Hé oui, nous sommes partis de Sydney le 24 août à 19h30 et nous sommes arrivés à Hawaii le 24 août à 9h15… Non, nous n’avons pas emprunté la Doloréane de Marty et Doc (retour vers le futur) mais nous avons traversé la ligne de changement de date situé au milieu de l’océan Pacifique. Bref, tout ça pour vous dire qu’on a vécu le 24 août 2012 deux fois ^^
 
Après une demi-heure d’attente, on arrive devant le douanier qui nous pose les questions d’usage : « Êtes-vous des terroristes ? », « Avez-vous des antécédents avec la justice américaine ? », « Transportez-vous de la drogue, des armes, des animaux vivants ou d’autres objets interdits ? »
 
On répond bon à toutes les questions et on obtient fièrement nos coups de tampon sur nos passeports…
 
On récupère nos bagages sans souci, on rejoint la société de location de voiture et on prend possession des clefs… Je remarque que les freins de la voiture et la colonne de direction font du bruit (On ne me la fait pas à moi, j’ai bossé trois ans à la Qualité) et je demande donc qu’on me prête un autre véhicule. Après quelques hésitations, le gars de l’agence décide de nous upgrader car il n’a plus d’autre véhicule dans cette gamme. Nous héritons donc d’une Dodge Charger V6 3.5L de 250 ch à la place de notre Chevrolet Aveo d’entrée de gamme… Youhou, ça commence plutôt pas mal.
 
 
Après m’être familiarisé avec les deux cents gadgets électroniques disponibles dans le véhicule (j’ai mis cinq minutes à piger comment démarrer l’engin), on prend enfin la route direction Waikiki.
 
Sur le chemin, le contraste entre la ville et l’océan est saisissant. Des buildings de plusieurs dizaines d’étages bordent une plage aux eaux bleues turquoise. On aime ou on n’aime pas mais ça ne laisse pas indifférent. On croise également des engins jamais vus en Europe… Des Hummer limousines, des Monster Trucks dont les roues sont plus hautes que notre voiture… C’est assez hallucinant !!!
 
 
Nous arrivons jusqu’à notre auberge de jeunesse (bah oui c’est terminé les hôtels 3 étoiles à 30 euros la nuit) grâce à notre superbe GPS programmé en français canadien (trop mort de rire l’accent). Après nous avoir fait poireauter deux bonnes heures, le gérant finit par nous annoncer qu’il s’est planté dans les réservations… Conclusion, il n’y a plus de place pour nous  oO
 
Pas de panique, il nous réserve une chambre dans l’hôtel voisin et se charge de régler la différence de prix… Youhou, deuxième bonne nouvelle !!!
 
C’est donc sur les rotules que nous prenons possession des lieux. Nous tenterons bien une première sortie à la plage pour nous rafraîchir les idées mais c’est peine perdue… Astrid commence à s’endormir sur le sable brûlant la bouche ouverte… Il est vraiment temps de dormir mais avant cela il faut manger car on a rien avalé depuis la veille, enfin ce matin… C’est vraiment le bor%el cette histoire de changement de date… Bref, on crève de faim !!!
 
A Waikiki, il y a grosso modo deux catégories de touristes : les japonais et les autres ! On décide donc d’aller dans un petit resto japonais en se disant que ça doit pas être mauvais vu la file interminable qui s’étire devant l’établissement. Vous me croirez ou pas mais on a trouvé nos udons (gros spaghettis japonais) meilleurs qu’à Kyoto… Pas étonnant qu’il faille faire la file pendant une demi-heure avant de s’asseoir.
 
Allez, il est maintenant temps de s’engouffrer dans les bras de Morphée car on ne tient vraiment plus debout.
 
Le lendemain, on s’accorde un semblant de grasse matinée (levé à 8h) avant de commencer à explorer l’île d’Oahu. Nous sommes bien contents d’avoir une belle voiture puissante mais on se demande bien à quoi ça sert quand on sait qu’on ne peut pas dépasser le 55 miles/heure (je vous laisse vous débrouiller avec la conversion).
 
On commence les visites par Hanauma Bay, une plage réputée pour le snorkeling mais pas de bol, on est samedi et le parking est plein… Pas moyen de se garer dans les alentours car il n’y a qu’une étroite route côtière. Tant pis, nous continuons notre route avant de nous arrêter à Halona Blowhole où de puissantes vagues viennent se fracasser sur les falaises.
 

 
 
Un peu plus loin, nous marquons un nouvel arrêt à Sandy Beach, une belle plage de sable blanc où de nombreux bodysurfeurs tentent d’apprivoiser les vagues. On demande aux sauveteurs s’il est possible de se baigner mais celui-ci nous le déconseille car de nombreux nageurs ont eu le cou et le dos brisé… ça dissuade quelque peu !!!
 




 
Après ces deux échecs, on a quand même bien envie de se baigner alors on tente une troisième plage : Makapu’u Beach Park. On se gare tranquillement, il n’y a pas un chat mais qu’est ce qu’on voit en arrivant sur la plage ? Un panneau déconseillant la baignade à cause des méduses… Décidemment, nous sommes maudits !!! On tentera quand même un petit plouf car il fait vraiment très chaud !!!
 
Après avoir englouti un bon sandwich bien gras, on tente une nouvelle fois notre chance au Kailua Beach Park. Cette fois-ci, le parking et la plage sont bondés mais on arrive à trouver une petite place et on peut (enfin) profiter de ces eaux turquoises !!!
 




 
On reprend ensuite la voiture à la recherche du Pali Lookout où la vue sur la baie de Kane’Ohe et les falaises dentelées est magnifique.
 


 
On discute avec une dame du coin qui nous indique l’itinéraire pour rejoindre la Maunawili Falls, une cascade perdue au milieu de la montagne.
 
Après une petite randonnée d’une heure et quelques petites frayeurs, on arrive au pied de la cascade qui ressemble plus à un mince filet d’eau à la saison sèche. Les lieux sont infestés de moustiques et nous faisons rapidement demi-tour profitant une nouvelle fois de la forêt tropical et de ses paysages magnifiques.
 




 
Il est maintenant temps de se rentrer car demain, nous ne levons en même temps que le soleil pour être sûrs de pouvoir accéder à Hanauma Bay.
 
Nous arriverons d’ailleurs à l’ouverture du site, avant même que les guichets ne soient ouverts et serons donc dispensés de payer les 15 dollars de droit d’entrée… Coool !!!
 
Une fois sur place, on comprend pourquoi l’endroit est très prisé.
 
 






Sous l’eau, c’est pas mal non plus. Astrid tombera nez à nez avec une petite tortue verte en train de déjeuner et trouvera également une belle murène zébrée.
 
Deux heures après notre arrivée, les touristes commencent à affluer en masse et on décide de poursuivre notre chemin. Nous nous rendons au Koko Crater Botanical Garden. Celui-ci est installé au milieu du cratère et c’est assez bluffant de se promener au milieu d’un volcan et d’observer des plantes qui n’ont rien à faire dans ce type d’environnement.
 




 
Dans l’après-midi, nous mettons le cap vers Diamond Head, le volcan qui domine Waikiki par l’est. Après une petite marche d’une demi-heure sous un soleil de plomb, nous arrivons au sommet où la vue sur la baie est splendide.
 


 
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Demain, nous quittons Waikiki pour rejoindre la côte nord plus sauvage histoire de profiter de la plage sans les touristes.
 





Du lundi 27 au mercredi 30 août 2012 : Le North Shore
 
Il est maintenant temps de s’écarter un peu des sentiers battus et de rejoindre le North Shore (côte nord).
 
De la mi-novembre à la mi-décembre, les meilleurs surfeurs de la planète se retrouvent ici pour la compétition la plus importante de l’année : La Triple Crown.
 
En été, l’océan est beaucoup plus calme et les surfeurs cèdent la place au paddle-board…
 

La mer est tellement plate qu’on n’a pas vraiment trouvé d’endroit où se faire lessiver mais les plages sont sublimes et la baignade agréable.
 










 
Nous avons également trouvé une petite crique où il est possible de faire du snorkeling en toute sécurité.
 
 
Avant la tombée de la nuit, nous rejoignons « Sunset Beach » où le coucher de soleil est impressionnant.
 








 
Bon allez, c’est pas tout ça mais demain, nous reprenons l’avion pour rejoindre l'île de Big Island, ses volcans, ses cascades et l'océan encore et encore...
 



Du jeudi 30 août au samedi 1er septembre 2012 : Premières balades sur Big Island
 
Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas vu passer le temps dans l’avion entre Honolulu et Kona sur Big Island. Nous sommes restés littéralement scotchés au hublot tellement la vue était magnifique. Nous avons survolé les îles de Moloka’i, Lana’i et Maui en admirant la palette de couleurs qui s’offrait à nous. Des eaux bleu turquoise à la terre rouge en passant par le vert des forêts luxuriantes, on ne sait plus où donner de la tête.
 
Gros choc à l’atterrissage, Big Island n’a rien à voir avec Oahu. Cette île est beaucoup plus sauvage et il y a cent fois moins de touristes… Bonne nouvelle pour nous !
 
Il est temps de prendre possession de notre voiture de location. En passant devant notre Chevrolet Aveo, je me dis que cette voiture n’est décidemment pas très sexy. Je décide donc de monter en gamme pour m’offrir une Ford Mustang Convertible rouge pétante... Youhouhou !!!

 
Quelle ne fût pas la surprise d’Astrid au moment de grimper dans la voiture. Auto qu’elle n’a d’ailleurs pas mis longtemps à adopter.
 
Nous voilà donc partis cheveux au vent en direction de Hilo de l’autre côté de l’île.


Les premiers miles sont assez déroutants car nous roulons au milieu de vastes étendues basaltiques à la végétation aride. La couleur noire de la roche volcanique n’est interrompue que par les galets déposés par les touristes qui laissent ici une trace de leur passage ou les locaux qui rendent hommage à des amis disparus.
 
En chemin, nous nous arrêtons à Hapuna Beach Park, une des plus belles plages de l’île. C’est vrai qu’elle est belle mais malheureusement tout le monde le sait et du coup, elle perd un peu de son charme. J'ai quand même un faible pour la cabane des sauveteurs... D'ailleurs, on a jamais vu personne dedans LOL!

 
Nous poursuivons ensuite vers le nord jusqu’à Waimea puis Honoka’a. Sur la route, on distingue clairement la frontière entre la côte est très humide et la côte ouest plutôt aride.

 
Un peu plus loin, nous apercevons le sommet du Mauna Kea, la plus grande montagne au monde. En effet, depuis sa base océanique, elle mesure un peu plus de 31796 pieds soit 9691 mètres… mais seulement 13796 pieds se trouvent au dessus de la surface des océans. (je vous laisse faire la règle de 3 pour la conversion LOL)
 
Trônant au dessus des nuages, 13 télescopes géants profitent des nuits claires et du peu de lumière pour scruter les cieux.

 
Un peu plus loin, nous marquons un nouvel arrêt pour admirer l’un des endroits les plus sacrés d’Hawaii : la Waipi’o Valley.
 
On y trouvait aux temps anciens la résidence royale et la « capitale » de l’île. Selon la légende, le roi Kamehameha lui-même aurait grandi ici. Quand on voit le panorama, on comprend vite pourquoi ! Je suis sûr que la vue n’est pas aussi belle depuis le palais de l’Elysée…

 
Il est maintenant temps de rejoindre Hilo car le soleil se couche et je n’ai pas encore trouvé comment allumer les phares… Non je plaisante, c’est le régulateur de vitesse qui me laisse perplexe :S

 
Le lendemain, nous commençons par visiter la Akaka Falls à quelques miles au nord de Hilo. Cette cascade, l’une des plus hautes de tout l’archipel, dégringole de 135 mètres de haut en un panache blanc en plein milieu de la jungle… C’est magique !

 
Le sentier menant au point de vue est très agréable, ponctué de bambouseraies et autres plantes tropicales. On se croirait presque dans un jardin botanique.
 
Nous continuons ensuite plus au sud en empruntant la Pepe’ekeo Scenic Drive, une route serpentant au milieu de la végétation et qui offre de magnifique point de vue sur l’océan.
 
En fin de journée, nous arrivons dans la région de Puna à l’extrême sud-est de l’île. Cette région a pas mal souffert des caprices des volcans et c’est d’ailleurs à cet endroit que s’interrompt la route qui faisait autrefois le tour de l’île. Celle-ci ayant été ensevelie par la lave au début des années 80. C’est vraiment impressionnant de voir la lave refroidie plongeant littéralement dans l’océan Pacifique… On se croirait vraiment sur une autre planète !

 
Après le passage de la lave, la nature reprend rapidement ses droits et la végétation est à nouveau luxuriante. Les plages de sable noir sont aussi très belles et très sauvages.

 
Sous la surface de l’eau, c’est également très sympa et nous avons fait quelques arrêts et enfilé palmes, masque et tuba pour aller voir ce qui se passe sous l’eau. C’est étonnant de voir que le corail se développe sur la roche basaltique immergée. Les poissons tropicaux ont également trouvé là un habitat très agréable, à l’abri des prédateurs et des courants trop puissants.
 
Nous remontons ensuite dans notre beau cabriolet pour filer tout droit vers le Parc National des Volcans où d’autres aventures nous attendent.
 
Au coucher du soleil, nous nous posons au bord de la caldeira du Kileauea, connu pour être le « volcan le plus actif au monde », pour observer les fumeroles rougeoyantes qui apparaissent un peu avant la tombée de la nuit. Ce spectacle magique nous rappelle à quel point la nature nous domine et nous dominera toujours.






 
Il est temps d’aller se coucher car demain, une belle surprise nous attend :)



Dimanche 2 et lundi 3 septembre 2012 : Hawaii Volcanoes National Park
 
Aujourd’hui est un grand jour car je vais faire mon baptême d’hélicoptère et pour l’occasion, nous allons survoler le Pu’u O’o Crater.
 
Il s’agit d’un évent situé sur le flanc du Kileauea d’où sort la coulée active depuis 1983. En ce moment, l’activité volcanique dans la région est assez faible mais on espère quand même pouvoir observer la lave en fusion.
 
Après un rapide briefing sur la sécurité, on embarque à bord de notre hélico. Le pilote met alors les gaz et c’est parti pour 50 minutes de pur plaisir.

 
C’est vrai que vu du ciel, le paysage prend une toute autre dimension. On peut voir les ravages faits par les coulées de lave successives, la forêt étant balafrée de toute part.
 
Après dix minutes de vol, nous voilà au dessus du fameux cratère. Le pilote décrit plusieurs cercles pour que nous puissions voir la lave qui bouillonne au milieu du chaudron. C’est vraiment impressionnant et j’en oublie presque les sensations du vol en hélico (Astrid, quant à elle, a déjà volé auparavant mais on peut facilement lire la satisfaction sur son visage).





 
On longe ensuite la côte qui s’est agrandit au fur et à mesure que la lave s’est écoulée dans l’océan.

 
Le pilote tentera ensuite de rejoindre une cascade à proximité de Hilo mais la faible visibilité ne nous permettra pas d’aller jusque là.
 
C’est avec un sourire jusqu’aux oreilles que nous posons le pied sur le tarmac de l’aéroport, des images plein la tête.
 
La journée n’est pas finie et nous enchaînons avec une petite rando dans le parc des volcans. Le sentier longeant le cratère du Kileauea est actuellement fermé à cause des émissions de dioxyde de soufre mais le Kileauea Iki Trail est quant à lui ouvert.
 
Ce sentier longe le cratère du « petit » Kileauea situé quelques centaines de mètres plus à l’est.
 
Les paysages sont vraiment magnifiques et nous rappellent un peu ce que nous avons vu en Nouvelle Zélande lors de notre randonnée dans le Tongariro National Park… Ambiance « Mordor » garantie !!!

 
Le contraste entre la roche volcanique et la végétation est saisissant. Nous avons à peine le temps d’admirer le paysage qu’une tempête s’abat sur nous lorsque nous sommes à découvert au milieu du cratère… Vive les tropiques ^^

 
Une fois la rando terminée, nous entamons l’exploration du Thurston Lava Tube, un tunnel de lave refroidie qui est le rendez-vous favori des cars touristiques… On croisera d’ailleurs une sacrée brochette tout droit venue du pays du soleil levant.





 
C’est trempés comme des souches que nous rejoignons notre auberge pour prendre une bonne douche et nous réchauffer. Demain, nous continuons notre exploration du parc avec la « Chain of Craters Road » et d’autres belles randonnées.
 
Le lendemain, on se lève tranquillement et on s’arrête dans un café pour prendre un bon petit déjeuner bien américain. Au menu, des « French Toasts » (sorte de pain perdu), des pancakes (quelle idée de faire des crêpes aussi épaisses), des œufs sur le plat, du bacon et un bon chocolat chaud (ils n’ont pas encore appris à faire du bon café aux States… enfin ça n’engage que moi).
 
Une fois bien repus, nous repartons vers la Chain of Crater Road, une route qui part du bord du Kileauea et qui descend jusqu’au bord de la mer.

 
Les paysages post-apocalyptiques sont de toute beauté. On distingue nettement comment la lave a dévalé les flancs de la montagne pour finir sa course dans l’Océan Pacifique.

 
On décide de faire la route d’une traite jusqu’au bout puis de remonter à notre aise. Après avoir parcouru les 19 miles, on arrive subitement au bout de la route, on se gare sur le bas-côté et on finit à pied les quelques centaines de mètres qui nous séparent de la fameuse coulée de lave qui a englouti la route en 2003.

 
On prend le temps d’admirer le paysage côtier qui a vraiment quelque chose d’irréel puis nous continuons notre route.





 
A quelques kilomètres de là, nous marquons un nouvel arrêt pour admirer les pétroglyphes de Pu’u Loa. Ces dessins taillés dans la roche par les premiers hawaiiens représentent des formes géométriques ou humaines mais je vous avoue que le sens profond m’a quelque peu échappé.
Bref, à cet endroit, les pères déposaient une partie du cordon ombilical de leur enfant pour leur assurer une longue vie… Pourquoi pas !

 
On continue ensuite notre route avant d’entamer un petite rando d’une heure et demi pour gravir le Mauna Ulu. La balade n’a rien de bien difficile mais c’est agréable de se balader complètement seul sur les flancs d’un volcan encore fumant.

 
Une fois au sommet, nous n’avons pas trop osé approcher le bord du cratère car le vent était puissant et la roche friable. Nous sommes donc restés à quatre ou cinq mètres du bord observant les panaches de fumé balayés par le vent.



 
Pour finir la journée, nous avons arpenté le Devastation Trail (dénomination un peu pompeuse selon moi). Le sentier traverse une zone ravagée par l’éruption du Kileauea Iki et c’est vrai qu’il ne reste plus grand-chose…

 
Voilà, c’est terminé pour aujourd’hui ! Demain, nous quittons le Hawaii Volcanoes National Park pour rejoindre la côte de Kona avec un programme tout aussi alléchant.


 
Mardi 4 et mercredi 5 septembre 2012 : La côte de Kona
 
C’est avec un petit pincement au cœur que nous quittons le parc national des volcans pour rejoindre la côte de Kona à l’ouest de Big Island.
 
Néanmoins, nous ne pouvons pas trop nous attarder car nous avons un rendez-vous un peu particulier ce soir.
 
En effet, nous avons prévu de plonger de nuit avec les raies manta :)
 
Je vous laisse cliquer ICI pour découvrir cette plongée magnifique et hors du commun. Une de nos plus belles expériences sous-marines !
 
Le lendemain matin, on se réveille avec le souvenir des mantas passant au dessus de nos têtes. On a l’impression d’avoir vécu un rêve.
 
Avant de reprendre l’avion pour Oahu, nous poursuivons notre découverte de Big Island avec le Pu’uhonua o Honaunau National Historical Park (pas facile à prononcer).
 
Ce parc permet aux visiteurs de s’imaginer la vie des premiers habitants d’Hawaii. De nombreux ki’i aux regards menaçants veillent sur la plage dissuadant les indésirables.











 
Quelques mètres plus loin en dehors du parc, nous remarquons quelques personnes s’adonnant au snorkeling. Ni une ni deux, on enfile nos palmes pour voir ce qui se passe sous l’eau.
 
Après deux ou trois minutes passés dans l’eau, on distingue quelques ailerons dépassant de la surface de l’eau. On s’approche doucement et soudainement, nous voilà encerclés par une quarantaine de dauphins qui se baladent tranquillement dans la baie.
 
Nous resterons plusieurs dizaines de minutes à leur côté, tentant de suivre leur rythme. Ils se laissent approcher d’assez près mais garde une distance suffisante pour éviter tout contact. Les plus jeunes s’amusent et feront plusieurs sauts hors de l’eau à quelques mètres seulement de nous… Encore une expérience inoubliable !!!
 
Le lendemain matin, on essaye de remettre ça en prenant soin de prendre le caisson étanche pour l’appareil-photo mais les dauphins ne seront pas au rendez-vous cette fois-ci…
 
Nous n’avons plus qu’à nous diriger vers l’aéroport avec un gros pincement au cœur (vous l’aurez compris, on aime vraiment cette île) et rendre notre belle auto avant de reprendre une nouvelle fois l’avion.

 
Une multitude d'images se bousculent dans nos têtes. Les cascades, les volcans, les raies mantas, les dauphins… Big Island est si belle qu'on ne sait plus où donner de la tête ^^

 



Vendredi 7 septembre 2012 : Pearl Harbor et Waikiki
 
On ne pouvait pas quitter Hawaii sans visiter Pearl Harbor et comme nous n’avons plus beaucoup de temps devant nous, nous avons décidé de nous concentrer sur le USS Arizona Memorial.
 
Le 7 décembre 1941, l’armée japonaise attaque la base américaine de Pearl Harbor et les Etats-Unis rentrent alors en guerre contre l’empire du soleil levant.
 
Durant la bataille, l’USS Arizona reçoit un obus perforant de 800 kilos qui traversera le pont avant et mettra le feu au stock de munitions. En moins de 9 minutes, le navire coule avec 1177 membres d’équipage.
 
Avant de visiter le Mémorial à proprement parlé, nous visionnons un documentaire d’une demi-heure expliquant le contexte historique ayant mené à l’attaque de Pearl Harbor. Très bien réalisé, il inclut des images tournées par les deux armées au moment même et durant le reste de la guerre.
 
Après le film, nous embarquons à bord d’une bateau qui nous conduit jusqu’au Mémorial. Ce grand monument blanc a été déposé sur des pylônes ancrés de part et d’autres de l’épave du navire.
 
 
On distingue encore quelques parties du navire rouillé et colonisé par les coraux. De l’huile et de l’essence s’échappent encore de l’épave formant des tâches irisées à la surface de l’eau.
 
 
Au fond du Mémorial, un grand mur blanc porte les noms des 1177 membres d’équipage décédés ce jour-là et dont les corps reposent encore pour la plupart à l’intérieur de l’épave.
 
 
Nous n'aurons malheureusement pas le temps de visiter les autres musées mais ça sera peut-être pour une prochaine fois.
 

Après cette visite très émouvante, nous reprenons le bus et rejoignons Waikiki pour profiter une dernière fois de son ambiance décontractée car demain, nous quittons l’archipel pour rejoindre la cité des anges.
 











 
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